Félix Lebrun : « Je n'ai rien à défendre » avant le WTT Champions de Montpellier
Félix Lebrun : « Je n'ai rien à défendre » au WTT Champions

Félix Lebrun prêt à défendre son titre au WTT Champions de Montpellier

Le champion en titre Félix Lebrun entre en compétition ce mardi à 20h50 à la Sud de France Arena. Interrogé sur ses sentiments avant de défendre son titre, il déclare : « C’est une motivation plus importante encore. J’ai des souvenirs incroyables de l’année dernière, avec un public de fou. J’espère revivre les mêmes moments. On s’est préparé au mieux en gardant en tête notamment ce que l’on a fait lors des Championnats d’Europe par équipes. Pour nous tous (les Français), c’est plus facile de rebasculer. »

Pas de fatigue après le titre européen

Interrogé sur une éventuelle fatigue après le sacre européen, le jeune pongiste répond : « Non. Il n’y a pas de fatigue. On a eu une semaine sans compétition entre les deux. Ce qui est plutôt rare pour nous. On vient d’être sacrés champions d’Europe, c’est beaucoup d’émotion. Il faut donc repartir au combat psychologiquement mais physiquement, ça va aller. »

Un nouvel objectif plutôt qu’une défense

Félix Lebrun aborde la compétition avec une philosophie libératrice : « J’essaie de me dire que je n’ai rien à défendre, que j’ai plutôt un nouveau titre à aller chercher. Je veux juste profiter du moment et aller le plus loin possible. »

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Une évolution constante

Comparé au Félix Lebrun de 2024, il note des progrès significatifs : « Forcément, on évolue tout le temps, surtout à mon âge. Dans mon jeu, je pense être bien plus complet. Je l’ai démontré ces derniers temps, même s’il y a eu des hauts et des bas. Bon, là, ça va être difficile de faire mieux que l’an dernier mais je peux produire un niveau de jeu encore plus élevé. »

Sur le plan mental, il ajoute : « J’ai gagné en expérience, c’est clair. Est-ce que je suis plus serein ? Ça dépend du moment. Paradoxalement, l’an dernier, quand je gagne, ce n’était pas le moment où je me sentais le mieux. Que ce soit à l’entraînement ou tout au long de la compet’. Mais j’ai réussi à basculer en match à mon meilleur niveau. À l’inverse, en ce moment, je joue super bien et ça s’est vu sur les dernières semaines. Donc là, j’arrive serein mais je sais très bien qu’en un match, tout peut basculer. »

L’expérience chinoise

Ayant beaucoup voyagé et joué en Chine, le pays du ping-pong, il partage son ressenti : « C’est une atmosphère différente, avec des fans différents. Là-bas, les joueurs sont des pop-stars. Tu es suivi et filmé partout. Les ambiances sont différentes de l’Europe mais hyper agréables, les salles sont toujours pleines. Dès qu’on y va, on se régale. Mais on préfère jouer à domicile. On est content aussi quand ce sont eux qui viennent en Europe, qu’ils doivent s’habituer au décalage horaire, au changement de nourriture, parce qu’à force de le faire, ça fatigue l’organisme. »

L’absence des meilleurs mondiaux

Les deux meilleurs mondiaux ne participent pas au tournoi. Félix Lebrun commente avec humour : « Houla, je ne pense pas (qu’ils craignent de jouer à domicile). Je sais qu’ils ont une très grande compétition la semaine prochaine, en Chine, les China National Games. Ils veulent s’éviter un décalage horaire pour être le plus prêt possible là-bas. »

Il aurait aimé prendre sa revanche de la finale du Grand Smash de Chine contre Wang Shuqin : « Bien sûr que j’aurais aimé. C’est leur choix, je ne peux rien y faire. J’aurais évidemment aimé que les deux meilleurs mondiaux viennent jouer dans la ville où je suis né et où je joue en club. Mais il y aura d’autres occasions. »

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