Fermeture de classe : indignation dans trois communes de Dordogne
Fermeture de classe : indignation en Dordogne

L'inquiétude a laissé place à l'indignation. Malgré une mobilisation des maires, des parents d'élèves et des habitants de Couze-et-Saint-Front, Baneuil et Cause-de-Clérans, la sentence est tombée vendredi 3 avril : la suppression d'un poste d'enseignant au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) a été officiellement actée par les autorités académiques. Cette décision est vécue comme un affront par la communauté éducative locale.

Une décision contestée

Les parents d'élèves dénoncent une mesure qui aura des conséquences néfastes sur la qualité de l'enseignement. « La suppression d'un poste conduit à une augmentation significative des effectifs par classe, compromettant la qualité de l'enseignement. Dans une école rurale, où la diversité des niveaux est déjà une réalité quotidienne, cette surcharge rendrait plus difficile l'accompagnement individualisé des élèves, pourtant essentiel à leur réussite », soulignent-ils dans un communiqué. Ils mettent en avant que les premières victimes seront les plus jeunes, ainsi que les élèves qui rencontrent des difficultés, qui ont besoin de temps et de présence humaine, et non de classes saturées.

Un combat déjà mené en 2013

La détermination des acteurs locaux reste intacte. La présidente de l'association des parents d'élèves (APE) et déléguée Sandrine Bridonneau a exprimé sa volonté de poursuivre la mobilisation. La maire de Couze-et-Saint-Front nouvellement élue, Véronique Dubeau-Valade, a rappelé un précédent : « Nous nous sommes beaucoup battus en 2013 et on avait réussi à convaincre les parents d'inscrire leurs enfants à Couze et nous avions eu gain de cause. L'équipe municipale réfléchit à l'évolution de son école. » De son côté, la maire de Baneuil, Jessica Doat, a affirmé : « Nous soutiendrons les actions entreprises et d'ores et déjà des pétitions sont en cours. »

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Des revendications claires

Les parents d'élèves du RPI demandent « le maintien du poste d'enseignant, la prise en compte des réalités locales dans les décisions administratives, un engagement fort en faveur de l'école rurale et de l'égalité des chances ». Ils espèrent que leur mobilisation portera ses fruits et que les autorités reviendront sur cette décision.

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