Les Disparues de la gare : une série puissante sur la violence faite aux femmes
Disparues de la gare : violence faite aux femmes

La série "Les Disparues de la gare", disponible dès le 8 octobre sur Disney+, a été acclamée au festival de La Rochelle. Elle offre une plongée vertigineuse au cœur d'une histoire effroyable qui a marqué la ville de Perpignan.

Une affaire qui a traumatisé Perpignan

Entre 1995 et 2001, dans le sud de la France, quatre jeunes femmes disparaissent dans le quartier de la gare de Perpignan. Trois d'entre elles sont retrouvées assassinées. Ce fait divers, connu sous le nom des disparues de la gare, a profondément marqué les habitants.

La série, réalisée par Virginie Sauveur, s'attache à reconstituer cette enquête hors norme. Camille Razat incarne Flore Robin, une jeune enquêtrice brillante et solitaire qui fait ses premiers pas dans la police le jour même où une première victime est découverte. Elle doit affronter un système encore dominé par les hommes à la fin des années 1990.

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Un casting de talent

Aux côtés de Camille Razat, Mélanie Doutey joue une mère bouleversante en quête de vérité. Patrick Timsit, saisissant dans un rôle à contre-emploi, et Hugo Becker, à la fois trouble et méticuleux, complètent le casting. La série explore les émotions profondes des personnages, des enquêteurs aux familles des victimes.

La violence faite aux femmes au cœur du récit

Virginie Sauveur explique : "Je connaissais déjà par cœur le fait divers. 'Les disparues de la gare', c'est surtout l'histoire de la violence faite aux femmes. C'est l'histoire de la descente aux enfers de tous ceux qui restent, les membres de la famille qui demeurent dans le désarroi le plus terrible."

La scénariste Gaëlle Bellan (connue pour Engrenages) a été personnellement touchée par cette affaire. Elle raconte : "J'avais 19 ans en 1999 et je ressemblais au profil des disparues. J'ai dormi devant cette même gare après avoir raté une correspondance. J'ai réalisé des années plus tard que j'aurais pu être l'une de ces victimes."

Un tournage entre Perpignan et Sète

Le tournage a débuté en avril 2024 par trois semaines à Perpignan, avant de se poursuivre à Sète, Montpellier, Montbazin et Balaruc. La région a été choisie pour sa proximité avec les studios et la disponibilité des techniciens.

Un message fort

La série porte un regard sur ceux qui cherchent, ceux qui espèrent et sur les victimes. Comme le souligne la réalisatrice : "À travers Flore, j'ai voulu questionner nos réflexes face à la violence faite aux femmes. Cette série, c'est ma façon de dire que la peur que nous portons toutes n'est pas normale. C'est aux hommes d'arrêter de tuer, pas aux femmes d'arrêter de vivre."

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