Près de 250 personnes ont défilé dans les rues d’Alès ce samedi 13 juin à l’occasion de la deuxième édition de la Marche des fiertés, organisée dans cette sous-préfecture du Gard. Malgré une chaleur accablante et des préparatifs réduits, le cortège a mis en avant le thème de la ruralité pour dénoncer l’isolement et la stigmatisation des personnes LGBTQI+ en milieu rural.
Un défilé haut en couleur
Dès le milieu de l’après-midi, la marche s’est élancée depuis la place des Martyrs-de-la-Résistance, emmenée par une marionnette géante et la batucada Ajaio. Vélos customisés, tenues chatoyantes et une ambiance festive ont rythmé les deux heures de défilé. Helena Cabello, membre du collectif organisateur, a souligné l’importance de rendre visible les réalités rurales : « En milieu rural, des personnes sont stigmatisées, isolées. Nous avons besoin d’un cadre et de visibilité pour les accompagner. »
Revendications et solidarité
Au-delà de la fête, la marche a été marquée par des prises de parole engagées. Damien Delaunay, président d’Aides Occitanie, a rappelé : « Aujourd’hui, marchons la tête haute et le cœur fier. Restons debout, restons fiers, restons solidaires. » Les représentantes de SOS Homophobie ont ajouté : « Aucun milieu social, aucun lieu n’est épargné par la LGBTphobie. Que la joie soit notre résistance commune ! »
Un appel à la pérennisation
Avec 250 participants, soit moins que les 450 de l’an dernier, l’organisation craint pour l’avenir de l’événement. Helena Cabello, défilant vêtue de sacs de farine et de paille, a insisté sur la nécessité de créer des partenariats durables : « Si on n’a pas plus de monde, ça va être difficile de maintenir la Pride. Notre idée est de nouer un rapport avec les médias plus proche de nos réalités. » Elle a souligné l’importance de l’éducation populaire dans cette démarche de sensibilisation.



