Figure emblématique du Moto Club Angérien, Madeleine Baudu, surnommée « Mado », a récemment été honorée pour son dévouement exceptionnel au sein de cette structure sportive. Âgée de 75 ans, cette bénévole infatigable a reçu la prestigieuse médaille d'or de la Jeunesse, des sports et de l'engagement associatif, une distinction qui couronne plus de deux décennies d'engagement.
Une reconnaissance méritée pour plus de 20 ans de bénévolat
Impossible de fréquenter le circuit de motocross du Puy de Poursay à Mazeray sans croiser son nom. Madeleine Baudu a intégré le Moto Club Angérien en 1999 avant de rejoindre son bureau dès l'année suivante. « Je fais du secrétariat, de la comptabilité et bien d'autres choses pour le club », explique-t-elle avec modestie.
La médaille d'or lui a été remise il y a quelques semaines à La Rochelle par le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel. « Je tremblais quand je l'ai reçue. C'est dommage que ma maman, Marie-Josèphe, n'ait pas pu y assister. Elle est décédée le 8 mars, elle aurait été fière de moi », confie la septuagénaire, visiblement émue par cette reconnaissance officielle.
Le pilier administratif du club
Véritable tour de contrôle du Moto Club Angérien, « Mado » veille à tous les aspects organisationnels. « Il y a une belle complicité entre le président Jean-Marie Boissonnot et moi, on se comprend bien », souligne-t-elle.
L'organisation récente d'une épreuve du championnat de France élite lui a valu son lot de stress. « Dans les quinze jours avant une épreuve, je ne dors plus bien. Je pense à plein de choses, des détails que j'aurais pu oublier », avoue Madeleine Baudu. Mais une fois l'événement terminé, le travail continue : « Après les courses, il y a encore au moins quinze jours de travail : les rapports à envoyer, un bilan chiffré à établir et encore plein d'autres informations à communiquer. »
Une passion qui dépasse le simple bénévolat
Passionnée par le motocross, Madeleine Baudu a eu l'occasion d'assister à plusieurs Grand Prix, dont un aux États-Unis. Ancienne comptable, commerçante et même employée au service état civil de la mairie de Saint-Jean-d'Angély, elle entretient des relations privilégiées avec les pilotes.
« Je m'entends bien avec eux, je les admire même. J'ai aussi en Mathis Valin [un pilote professionnel] un petit-fils de cœur. Nous nous téléphonons souvent », raconte cette mère et grand-mère de quatre petits-enfants. Pour elle, le club représente bien plus qu'une simple activité : « Le moto club pour moi, c'est comme une seconde famille. »
Une femme dans un univers masculin
Madeleine Baudu et Delphine Daudel sont les deux seules femmes actives au sein du Moto Club Angérien. « Les hommes nous chambrent mais c'est toujours bienveillant », précise « Mado » avec le sourire, avant d'ajouter avec fierté : « Je me vante d'être une conductrice modèle : je n'ai jamais eu un seul procès-verbal de ma vie. »
Lorsqu'elle ne consacre pas son temps au club, elle pratique le Sudoku et les jeux de société avec sa famille. Mais son esprit reste tourné vers les prochains événements, notamment la Mud Girl prévue à l'automne prochain, une épreuve à obstacles dédiée aux femmes : « C'est une course très sympa et c'est un plaisir d'accueillir ces concurrentes. »
À 75 ans, Madeleine Baudu continue d'apporter son énergie et son expertise au Moto Club Angérien, prouvant que l'engagement associatif n'a pas d'âge et que la passion peut transformer un simple bénévolat en véritable vocation.



