Dans le cadre du projet immobilier Chagall à Vence, une décision judiciaire importante a été rendue le 28 mai 2026. Le tribunal judiciaire de Grasse a débouté la société Eiffage de ses demandes de condamnation sous astreinte et d'indemnisation financière à l'encontre de la commune de Vence. L'entreprise réclamait 1.171.160,62 euros pour préjudice financier, arguant que la mairie n'avait pas respecté ses engagements contractuels en ne désaffectant pas des parcelles destinées à la phase 2 du projet (101 logements, stationnements et commerces).
Les motifs du jugement
Le tribunal a estimé qu'aucun manquement de la commune n'était constaté. Il a confirmé que le déclassement des parcelles avait bien eu lieu, et que leur désaffectation pouvait être différée jusqu'au 16 juin 2027. Ainsi, la demande d'astreinte de 500 euros par jour de retard a été rejetée. Eiffage, qui n'a pas souhaité commenter la décision, peut encore faire appel. Par ailleurs, deux autres procédures initiées par le groupe contre la Ville sont toujours en cours devant le tribunal administratif.
Réactions politiques
L'ancien maire LR Régis Lebigre, en fonction de 2008 à 2014 puis de 2020 à 2026, s'est félicité de cette décision, y voyant un gain de cause pour son équipe et pour la population vençoise qui refusait la construction de la deuxième tranche telle que prévue. La nouvelle maire Anne Sattonnet (Nouvelle Énergie), élue en mars 2026, a exprimé sa satisfaction tout en restant prudente, soulignant la possibilité d'appel et les recours en cours. Elle insiste sur la nécessité de revoir le projet à la baisse en termes de mètres carrés et d'emprise, et souhaite y intégrer une maison de santé et une résidence senior, tout en réduisant le nombre de logements. Elle entend poursuivre un dialogue constructif avec Eiffage.
Cette décision marque une étape dans la saga du projet Chagall, mais l'avenir dira si elle permettra de résoudre l'imbroglio global qui agite la commune.



