Le stationnement payant, une solution réclamée pour le quartier de Cimiez à Nice
Le stationnement va-t-il bientôt devenir payant dans le quartier de Cimiez à Nice ? Cette question cruciale a été au cœur de l'assemblée générale du comité de quartier Grand Cimiez, qui s'est tenue le 2 avril 2026 en présence de plusieurs élus de la nouvelle équipe municipale. Face au manque chronique de places de stationnement, le comité réclame avec insistance l'instauration du stationnement payant comme mesure corrective.
Une nouvelle équipe municipale à l'écoute
Lors de cette assemblée générale, plusieurs représentants de la municipalité étaient présents, notamment Olivier Riquier, adjoint délégué à la Proximité, la Sécurité civile et la Citoyenneté ; Bernard Chaix, député et conseiller municipal ; et Florence Antonio, subdéléguée au Mobilier urbain et à l'Animation des quartiers. Bien que la nouvelle équipe municipale, emmenée par le maire Éric Ciotti, soit encore en période de transition, elle a manifesté une écoute attentive aux préoccupations des riverains.
« On n'a pas eu beaucoup de réponses précises, parce qu'ils sont en pleine transition, mais concernant le stationnement payant, il semblerait que la nouvelle équipe municipale soit assez d'accord avec l'idée, notamment pour lutter contre les voitures ventouses », se félicite Clémentine de Charnacé Pastorel, présidente du comité de quartier Grand Cimiez. Elle ajoute : « En tout cas, on a reçu une écoute attentive et tous les riverains ont pu s'exprimer. »
Un héritage de l'ancienne municipalité
Il est important de noter que cette question du stationnement payant n'est pas nouvelle. Gaël Nofri, ancien adjoint au maire Christian Estrosi en charge de la Circulation et du Stationnement, n'y était pas franchement favorable. Cependant, il avait lancé une étude sur la question en 2025, reconnaissant que « ça prend du temps », comme il l'avait déclaré en décembre dernier. Avec l'élection d'Éric Ciotti comme maire de Nice, le dossier est désormais entre les mains de la nouvelle équipe.
Les craintes liées au projet immobilier Covivio
Au-delà de la question du stationnement payant, le comité de quartier a également abordé le projet immobilier du groupe Covivio, qui doit livrer en 2029 un vaste ensemble en lieu et place de l'ancien siège d'Enedis, avenue de Brancolar. Ce projet, qui comprend une crèche, une résidence senior et un parc arboré, cristallise les inquiétudes des habitants concernant l'aggravation des problèmes de stationnement et de circulation.
« Covivio nous avait dit qu'ils avaient rétrocédé des mètres carrés à la ville au niveau de la voirie et, nous, on voulait que ce soit du stationnement. La nouvelle équipe municipale nous a dit qu'ils allaient étudier le dossier », explique Clémentine de Charnacé Pastorel. Ce projet ajoutera 340 logements supplémentaires dans un quartier déjà saturé.
Une demande plus large : modifier le PLUM et stopper la bétonisation
La présidente du comité de quartier précise que la demande principale va au-delà du simple stationnement payant. « En fait, notre principale demande concerne la modification du PLUM (plan local d'urbanisme métropolitain) et l'arrêt de l'urbanisation, de la bétonisation à outrance face au manque d'infrastructures », affirme-t-elle.
Elle détaille les problèmes infrastructurels : « La crèche est pleine, les écoles sont sur-occupées, le collège est plein. Et il n'y a pas assez d'espace vert pour tout le monde. Les nouvelles installations qui ont été faites au jardin de Cimiez ne sont pas du tout à la hauteur de nos espérances. »
Face à cette situation, le comité estime qu'il est nécessaire de prendre des mesures drastiques : « Et tant qu'il n'y a pas une circulation fluide et des stationnements cohérents, il faut réduire l'octroi de permis de construire, car on en a déjà accordé beaucoup, beaucoup, beaucoup. »
L'assemblée générale du comité de quartier Grand Cimiez a donc mis en lumière les tensions entre développement urbain et qualité de vie des habitants. La question du stationnement payant apparaît comme une mesure immédiate réclamée par les riverains, mais elle s'inscrit dans une problématique plus large d'urbanisme et d'aménagement du territoire. La nouvelle équipe municipale devra maintenant prendre position sur ces questions cruciales pour l'avenir du quartier de Cimiez.



