Le long parcours de Selena Gomez vers un diagnostic de trouble bipolaire
Après une période d'errance médicale marquée par des diagnostics erronés, Selena Gomez a finalement ressenti un immense soulagement en apprenant qu'elle souffrait d'un trouble bipolaire. L'ancienne star de Disney a officiellement révélé cette information en 2020, lors d'un échange en direct sur Instagram avec Miley Cyrus, marquant un tournant décisif dans sa compréhension de sa propre santé mentale.
Un diagnostic tardif après des années de doutes
Plus récemment, dans un épisode du podcast Friends Keep Secrets, Selena Gomez a accepté de partager davantage de détails sur sa vie avec ce trouble, qui affecte environ 2,5 % de la population française selon les dernières enquêtes nationales. Le trouble bipolaire se caractérise par une alternance entre des phases de dépression profonde et des épisodes maniaques, créant un parcours souvent chaotique pour les personnes concernées.
Benny Blanco, son époux récent, a interrogé la chanteuse sur sa perception avant le diagnostic officiel. L'artiste de 33 ans, cofondatrice de la plateforme de santé mentale Wondermind, a admis qu'elle sentait bien que quelque chose n'allait pas, mais qu'elle avait été mal diagnostiquée à plusieurs reprises. « Je crois que les gens se contentaient de supposer », a-t-elle expliqué lors de cet entretien, repris par Fox News. « J'ai essayé plusieurs thérapeutes sans obtenir de réponse claire. »
Les difficultés de la communication et de l'acceptation
Selon Selena Gomez, aborder ce sujet reste extrêmement difficile, tout comme il a été compliqué de se décider à consulter un professionnel. Heureusement, la chanteuse a bénéficié de quatre cures de désintoxication qui l'ont aidée à mieux appréhender sa condition. Le défi majeur, comme l'a souligné Benny Blanco, réside dans la capacité à repérer les épisodes maniaques à temps, une tâche souvent ardue.
« Elle commence à réaliser qu'elle est en pleine crise après coup, et parfois, elle ne se souvient même pas du moment où cela s'est produit », a-t-il observé. « C'est une situation très délicate, car techniquement, on n'est pas censé en parler à la personne pendant qu'elle est en pleine crise. »
Le soutien d'un partenaire et la fierté retrouvée
La star se considère chanceuse d'avoir un partenaire compréhensif et acceptant, qui l'accompagne dans ce cheminement. Aujourd'hui, Selena Gomez assume pleinement ses épisodes maniaques, affirmant avec force : « Je suis tout aussi fière de dire que j'ai des épisodes maniaques. Je n'en ai pas honte du tout, car je peux les repérer un peu plus rapidement. »
Un plaidoyer pour briser les tabous et les étiquettes
Selena Gomez estime qu'il est urgent de mettre fin à l'hypocrisie et à la stigmatisation entourant la thérapie et les troubles mentaux. Elle encourage chacun à dépasser les étiquettes en menant ses propres recherches et en s'informant activement. « C'est tout simplement instructif de chercher, de parler, d'écouter des podcasts ou de prêter attention à certaines choses qui vous aideront à obtenir des informations », a-t-elle insisté. « Vous n'êtes pas défini par un terme. »
Son témoignage poignant et son engagement via Wondermind illustrent une volonté ferme de changer les mentalités et d'offrir un espace de parole sécurisé pour toutes les personnes confrontées à des défis similaires.



