Les autorités françaises ont annoncé ce mercredi la levée partielle des restrictions sanitaires imposées aux passagers du paquebot Ambition, amarré depuis le matin même dans le centre de Bordeaux. Après des analyses complémentaires réalisées par le CHU de Bordeaux, la préfecture de Gironde et l’Agence régionale de santé ont confirmé qu’il s’agissait d’« un épisode de gastro-entérite d’origine virale », sans lien avec les cas d’hantavirus évoqués dans certaines rumeurs.
Une levée progressive de l'interdiction
Dans un communiqué commun, les autorités ont précisé que « l’interdiction de débarquement » appliquée depuis l’arrivée du navire allait être « levée » pour les personnes « non-symptomatiques ». Les passagers présentant des symptômes devront en revanche rester « à l’isolement ». Aucun cas grave n’a été signalé à bord du bateau de croisière exploité par la compagnie britannique Ambassador Cruise Line.
Des passagers isolés dans leurs cabines
Parmi les 1.233 passagers, principalement britanniques et irlandais, environ 80 personnes ont présenté depuis lundi « des symptômes compatibles avec une infection digestive aiguë ». Les malades ont été pris en charge par le médecin du bord et isolés dans leurs cabines, tandis que les autres passagers pouvaient continuer à circuler à l’intérieur du navire sans être autorisés à débarquer.
« Ce n’est pas aussi mauvais que lors du temps du Covid. Les gens peuvent circuler normalement à bord, l’équipage a nettoyé tout le navire et tous les gens contaminés par le virus ont été placés en quarantaine », a expliqué à l’AFP Seos Gùolidhe, un passager irlandais. Il a ajouté mercredi soir : « Nous sommes autorisés à quitter le navire, les restrictions sont levées ».
Des mesures de précaution élargies
Le paquebot, enregistré aux Bahamas, avait quitté les îles Shetland le 6 mai avant de faire escale à Belfast, Liverpool, Brest puis Bordeaux. Selon le docteur Karim Tararbit, conseiller médical de l’ARS, « des symptômes digestifs sont apparus » lundi alors que le navire se trouvait à Brest. Un passager britannique de 92 ans est également décédé d’un arrêt cardiaque lors de cette escale, mais « à ce stade, il n’y a aucun lien entre ce décès et la situation à bord », a précisé le médecin.
Face aux rumeurs autour d’un possible hantavirus, les autorités ont expliqué avoir pris des mesures de « précaution élargie » afin d’« éviter toute psychose », invoquant « le contexte international » et un « manque d’informations » transmis par le navire durant la nuit précédant son arrivée. La compagnie doit désormais décider si la croisière poursuivra son itinéraire vers le nord de l’Espagne avant le retour prévu à Liverpool le 22 mai.



