Une nouvelle alerte sanitaire secoue le monde du café en France. Plusieurs marques de café moulu et en grains ont fait l'objet d'un rappel après la découverte de traces d'ochratoxine, une mycotoxine potentiellement dangereuse pour la santé. Cette substance est produite par certaines moisissures qui se développent sur les grains de café mal stockés ou lors de leur transport.
Qu'est-ce que l'ochratoxine ?
L'ochratoxine A (OTA) est une toxine naturelle produite par des champignons microscopiques, principalement des espèces d'Aspergillus et de Penicillium. Elle peut contaminer diverses denrées alimentaires, dont le café, les céréales, le vin, la bière et les épices. L'ochratoxine est classée comme cancérogène possible pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
Les risques pour la santé
Une exposition chronique à l'ochratoxine peut entraîner des problèmes rénaux, notamment une néphropathie, et affecter le système immunitaire. À forte dose, elle peut être toxique pour le foie et les reins. Les symptômes d'une intoxication aiguë incluent des nausées, des vomissements et des maux de tête.
Les marques concernées par le rappel
Les autorités sanitaires ont identifié plusieurs lots de café présentant des niveaux d'ochratoxine supérieurs aux seuils réglementaires. Les marques concernées incluent des produits vendus dans les grandes surfaces et les magasins bio. Voici la liste des références rappelées :
- Café moulu Marque A - lots numéros 12345 et 12346, dates de péremption entre juin et août 2025.
- Café en grains Marque B - lot numéro 67890, date de péremption juillet 2025.
- Café moulu Bio Marque C - lot numéro 11121, date de péremption septembre 2025.
Les consommateurs sont invités à vérifier les lots de leurs paquets de café et à ne pas consommer les produits concernés. Ils peuvent les rapporter en magasin pour un remboursement.
Comment se protéger ?
Pour limiter les risques, il est conseillé d'acheter du café de qualité, de préférence en grains entiers, et de le conserver dans un endroit frais et sec. Les torréfacteurs sérieux respectent des normes strictes de contrôle de la qualité. Les autorités recommandent également de varier les sources de café pour réduire l'exposition potentielle.
Les mesures prises par les autorités
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a été saisie et mène des enquêtes pour identifier l'origine de la contamination. Des contrôles renforcés sont effectués sur les lots de café importés, notamment en provenance de pays où les conditions de stockage sont moins rigoureuses.
En attendant, les consommateurs peuvent consulter le site officiel Rappel Conso pour connaître les produits concernés et les démarches à suivre. La vigilance reste de mise pour éviter tout risque sanitaire.



