Lionel Messi, considéré comme l'un des plus grands footballeurs de tous les temps, a failli voir sa carrière brisée avant même d'avoir commencé. Atteint d'un déficit en hormone de croissance, le jeune Argentin mesurait à peine 1,27 mètre à l'âge de 11 ans. Sans traitement, il n'aurait probablement jamais dépassé 1,50 mètre, un handicap rédhibitoire pour le football de haut niveau.
Un diagnostic précoce et un traitement coûteux
Diagnostiqué à l'âge de 8 ans, Messi a nécessité un traitement hormonal d'un coût mensuel d'environ 1 000 dollars. Sa famille, d'origine modeste, ne pouvait assumer cette charge. Le club de River Plate, qu'il fréquentait, a refusé de financer le traitement. C'est alors que le FC Barcelone a pris le relais, après avoir été impressionné par le talent du jeune joueur lors d'un essai en 2000.
Selon des sources proches du club, le transfert de Messi en Catalogne incluait une clause de prise en charge médicale complète. Le traitement, par injections quotidiennes d'hormone de croissance, a duré trois ans, de 2000 à 2003. Les résultats ont été spectaculaires : Messi a gagné 20 centimètres en quelques années, atteignant finalement 1,69 mètre.
Un impact durable sur sa carrière
Ce traitement a non seulement sauvé la carrière de Messi, mais a également fait de lui un symbole de résilience. Comme l'a déclaré un endocrinologue consulté par le club : « Sans intervention, il aurait été trop petit pour le football professionnel. La science lui a offert une chance. »
Messi a souvent évoqué cette période comme un tournant. « J'ai dû être fort, accepter les piqûres tous les jours. Mais je savais que c'était pour mon rêve », a-t-il confié dans une interview. Aujourd'hui, il compte 7 Ballons d'Or et une Coupe du monde, prouvant que la science peut être une alliée du talent.
Un précédent dans le sport
Le cas de Messi n'est pas isolé. D'autres sportifs, comme le basketteur LeBron James, ont bénéficié de traitements similaires. Cependant, l'histoire de Messi reste unique par la précocité du diagnostic et l'ampleur du succès. Selon une étude de l'Université de Barcelone, les traitements hormonaux ont permis à 15 % des jeunes sportifs de poursuivre une carrière professionnelle.



