Élodie Gossuin brise le silence sur la ménopause
« Je suis ménopausée désormais, totalement », a déclaré sans détour Élodie Gossuin. L'ancienne Miss France 2001, âgée de 45 ans et mère de quatre enfants, souhaite ardemment que le sujet de la ménopause cesse d'être un « tabou ». Elle partage son expérience personnelle dans son ouvrage Miss à nu : Confidences 100% sans filtre sur une vie tout sauf parfaite, publié en février, et lors de récentes interventions médiatiques.
Un parcours de transition révélé sans filtre
Élodie Gossuin a profité de l'émission pour évoquer ouvertement sa périménopause, cette période charnière qui précède la ménopause et mène à l'arrêt de l'ovulation et la disparition des règles, comme le définit le site d'Ameli. « J’ai eu les premiers signes de périménopause à 42 ans », a-t-elle expliqué. Bien qu'elle ne fasse pas de bilans hormonaux réguliers, le dernier a clairement indiqué que ses ovaires sont « au repos définitif ».
Si la chroniqueuse connaissait certains effets communs comme les bouffées de chaleur, elle a découvert avec surprise d'autres symptômes moins discutés, débutant dès la phase de transition.
Les effets méconnus de la ménopause
« Moi, ce que j’aurais aimé savoir », a-t-elle souligné, « c’est que t’as aussi une baisse de la libido, que tu as des sautes d’humeur, que c’est un brouillard mental permanent, que ton corps change : tes cheveux, la pilosité, des risques cardiovasculaires, des risques d’ostéoporose, des risques pour ta santé… ». Elle constate amèrement que la ménopause reste un sujet très peu abordé dans la société. « Comme la génération d’avant, il y avait encore le tabou sur les règles, je trouve que la ménopause, c’est le dernier grand tabou féminin ».
Un tabou international à déconstruire
Mère de jumeaux nés en 2007 et 2013, Élodie Gossuin observe que certains perçoivent la ménopause non seulement comme le deuil de la maternité, mais aussi comme la fin de la féminité et de la sensualité, comme si les femmes ménopausées devenaient « périmées ». « La ménopause, on a l’impression que c’est un tabou international », a-t-elle dénoncé, alors que « ça concerne toutes les femmes ».
Elle remarque également une entrée « de plus en plus jeune » dans la périménopause parmi ses amies, ce qui rend les femmes moins préparées et peut les isoler. « Du coup on n’est pas prêtes », a-t-elle remarqué, « et on peut se sentir seules face au silence et le silence entretient la gêne ».
Un appel à la parole collective
Face à ce constat, Élodie Gossuin préconise vivement davantage de conversations et de prises de parole sur cette transition naturelle qui touche « la moitié de l’humanité ». Son message est clair et percutant : « Il faut faire taire ce silence et parler ! ». Elle encourage ainsi les femmes à partager leurs expériences pour briser les stéréotypes et favoriser une meilleure compréhension et acceptation de la ménopause.



