Hantavirus : le test positif américain finalement négatif
Hantavirus : test américain positif finalement négatif

Hantavirus : le cas positif américain est finalement négatif

Les autorités sanitaires américaines ont annoncé que le passager américain du MV Hondius, qui ne présentait pas de symptômes mais avait été testé positif au hantavirus, est en réalité négatif. L'information a été confirmée jeudi par l'AFP auprès des autorités sanitaires américaines.

Thomas Kayla, responsable communication du centre médical du Nebraska où l'individu est hospitalisé, a déclaré : « Les deux tests, par PCR et par sérologie, sont négatifs. » La veille, les autorités américaines avaient indiqué qu'elles testeraient à nouveau ce passager asymptomatique en raison de premiers résultats jugés « non concluants » avant son retour aux États-Unis. Ces premiers tests avaient donné des résultats divergents : un test positif et un test négatif selon deux laboratoires différents.

Un nouveau test PCR et une sérologie, dont les résultats n'ont été obtenus que ce matin, ont permis d'éclaircir le diagnostic, selon Thomas Kayla. Le passager américain a donc été transféré d'une unité de confinement biologique, où il avait été initialement placé, vers le service spécialisé dans lequel quinze autres Américains ont été hospitalisés.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Aucun cas aux États-Unis

Deux autres passagers évacués ce week-end du navire sont hospitalisés à Atlanta, en Géorgie. « Il n'y a actuellement aucun cas aux États-Unis », a insisté jeudi David Fitter, responsable de la réponse contre l'hantavirus des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), lors d'un appel avec des journalistes.

Les autorités américaines surveillent un total de 41 personnes en lien avec le foyer mortel d'infection à l'hantavirus détecté sur le navire de croisière MV Hondius, a-t-il précisé. Parmi elles se trouvent les 18 passagers du navire récemment rapatriés aux États-Unis, dont un Américano-Britannique, mais aussi des personnes rentrées chez elles plus tôt après avoir quitté le bateau avant la détection du foyer, ainsi que d'autres considérées comme cas contact pour avoir voyagé à proximité de personnes contaminées.

Ces dernières ont « pu être exposées en voyageant, en particulier sur des vols où un cas symptomatique était présent », a précisé David Fitter, donnant l'exemple du vol Sainte-Hélène/Johannesburg pris par la croisiériste néerlandaise contaminée à l'hantavirus, qui est décédée le 26 avril.

Pas de quarantaine stricte

Ces 41 personnes ont toutes pour instruction de s'isoler pendant 42 jours chez elles ou dans des centres médicaux spécialisés, selon leur préférence et leur situation personnelle. Contrairement à la France, qui a dépisté tous ses cas contacts, les États-Unis ne recommandent de tester que ceux présentant des symptômes.

Par ailleurs, l'absence de quarantaine stricte obligatoire ainsi que des retards et couacs de communication ont suscité des inquiétudes quant à la gestion de cette crise par les autorités sanitaires américaines, fragilisées par des coupes budgétaires massives décidées par l'administration Trump.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale