Hantavirus : isolement, sanctions… Ce que prévoit le décret pour les cas contact
Hantavirus : les mesures du décret pour les cas contact

Ce sont les mesures « les plus strictes de la zone européenne ». Ainsi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qualifiait-elle dimanche soir, sur France 2, le protocole sanitaire imposé aux passagers français du navire Hondius et plus globalement à tous les cas contact d’un malade de l’hantavirus. Vraiment ?

Un isolement renforcé par décret

Dans un premier temps, dans un communiqué de presse envoyé dimanche matin et dans un document transmis dimanche aux Agences régionales de santé (et que Le Parisien avait révélé), le gouvernement fixait 72 heures de quarantaine à l’hôpital pour passer des examens médicaux puis 42 jours d’isolement « à domicile », sous réserve que les tests soient négatifs. Un décret, annoncé dimanche soir par le Premier ministre et paru ce lundi, va un cran plus loin.

Ces mesures sont basées sur le Code de la santé publique, modifié et renforcé en 2022 en plein Covid. Les cinq passagers du Hondius seront d’abord isolés à l’hôpital pour des tests et des examens médicaux, pendant sans doute environ 72 heures. Si tous les résultats sont négatifs, ils seront « maintenus en quarantaine ou placés à l’isolement, pour une durée totale de 42 jours ». Cette durée correspond au maximum de la période estimée d’incubation, séparant l’infection de l’apparition des symptômes, soit six semaines.

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Lieu d’isolement et sanctions

Cet isolement pourra avoir lieu à domicile ou dans un site défini par le préfet, si les circonstances l’imposent. Le représentant de l’État pourra alors fixer les restrictions précises, les horaires de sorties autorisées, etc. La violation de ces « mesures de mise en quarantaine et de placement en isolement » pourra entraîner une contravention de la cinquième classe, soit jusqu’à 1 500 euros d’amende, précise le décret.

Cas contact et autres passagers

Les cas contact d’un passager du navire ou d’un cas suspect, voire confirmé, devront, eux aussi, suivre une quarantaine ou un isolement « lorsqu’il apparaît qu’ils présentent un risque sérieux d’infection ». Cela dépendra de leur niveau d’exposition (type de contact, durée, etc.), du fait qu’ils portaient un masque ou non, etc. Et ce, pour une durée « ne pouvant pas excéder une durée de 42 jours ».

Enfin, les passagers français (ou ceux étrangers venant en France) d’un des deux vols fréquentés par la Néerlandaise décédée peu après, entre Sainte-Hélène et Johannesburg puis entre Johannesburg et Amsterdam le 25 avril, doivent suivre une « quarantaine à domicile dans l’attente d’une évaluation de leur risque d’infection, à laquelle il est procédé dans les trois jours qui suivent leur signalement ».

On ne sait pas encore quel sera le cadre précis pour les cinq passagers français. Tout dépendra, notamment, du résultat du test de celui qui a présenté des symptômes dans l’avion de rapatriement dimanche après-midi. Le verdict est attendu d’ici la fin de journée ce lundi.

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