Faute de garanties suffisantes sur sa sécurité et son efficacité, le dispositif de stérilisation féminine FemBloc est suspendu en France par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), sauf dans le cadre d'un essai clinique, apprend-on ce 30 avril 2026.
Un dispositif présenté comme une alternative sans chirurgie
Présenté comme une méthode de contraception définitive sans chirurgie, FemBloc repose sur l'injection d'un polymère dans les trompes de Fallope. En se dégradant, ce matériau est censé provoquer la formation d'un tissu cicatriciel entraînant leur occlusion en quelques mois. Mais après analyse des données disponibles, l'ANSM estime ne pas pouvoir « considérer que FemBloc serait, à moyen et long terme, efficace et sûr », selon un communiqué. En cause : des études menées sur un nombre limité de patientes et avec un suivi jugé trop court.
Une suspension immédiate
L'autorité sanitaire a donc décidé de suspendre le dispositif en prenant une décision de police sanitaire (DPS) ce 30 avril. Concrètement, la mise sur le marché, la distribution et l'utilisation de FemBloc sont suspendues en France. Seule exception : un usage encadré dans le cadre d'un essai clinique post-commercialisation, destiné à recueillir des données supplémentaires. FemBloc, qui a obtenu le marquage CE en juin 2025, est déjà commercialisé en Espagne, où une étude portant sur 100 patientes est en cours. Il a aussi reçu des autorisations au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande.
Quatre patientes concernées en France
Avant cette décision, quatre poses avaient été réalisées en mars 2026 en France. Les patientes ont été informées de la nécessité d'un suivi médical régulier. L'ANSM recommande aux femmes intéressées par cette méthode de privilégier d'autres solutions contraceptives pour le moment. Les professionnels de santé sont, eux, appelés à ne plus proposer FemBloc hors protocole d'essai clinique et à signaler tout effet indésirable.



