Le maire d'Arcachon, Yves Foulon, a publié un communiqué sur sa page Facebook personnelle pour dénoncer ce qu'il qualifie d'acharnement après la révélation par Sud Ouest de deux plaintes déposées auprès du procureur. Ces plaintes, émanant de deux associations, portent sur les conditions de la démolition-reconstruction de la villa Salesse, une maison historique qu'il a achetée avec son demi-frère et où des travaux importants sont en cours.
Un projet contesté
La villa Salesse, partiellement protégée par des Éléments remarquables du bâti (ERB), a été presque entièrement démolie avant d'être reconstruite. L'Association de sauvegarde du site d'Arcachon (Assa) avait saisi la justice administrative pour faire annuler les deux permis de construire. En 2024, la juridiction administrative a donné raison à Yves Foulon, et le Conseil d'État n'a pas admis le pourvoi. Cependant, l'Assa a récemment effectué un signalement au procureur, cette fois sur le plan pénal, affirmant que les élus ont été « sous informés » de la réalité du projet de démolition.
Plainte pour faux et prise illégale d'intérêts
L'association AC Anticorruption a également déposé une plainte contre X le 17 mars, mettant en avant une possible minimisation intentionnelle du projet, sous les vocables juridiques de « faux et usage de faux » et « prise illégale d'intérêts ». Elle s'interroge sur la conformité des travaux avec les permis accordés. Cette maison était déjà au cœur d'une polémique impliquant Yves Foulon, notamment après la diffusion d'une vidéo d'insultes et de menaces envers son opposant Vital Baude.
La réponse d'Yves Foulon
Dans son communiqué, Yves Foulon écrit : « Je fais l'objet d'attaques répétées sur ma maison, ce qui relève de ma vie personnelle et familiale. Ce dossier a déjà fait l'objet de plusieurs recours et procédures, tous rejetés par les juridictions compétentes, y compris en dernier ressort par le Conseil d'État. Ces décisions sont claires et sans ambiguïté. » Il ajoute : « L'acharnement de mes opposants politiques, depuis plusieurs années, ne cherche qu'à entretenir artificiellement la suspicion pour me nuire et me faire du mal personnellement. » Le maire conclut en affirmant son attachement au respect de l'État de droit et sa confiance en la justice, à laquelle il dit avoir toujours répondu avec transparence et responsabilité.



