Un premier cas de virus Ebola a été signalé dans la province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé les autorités sanitaires ce dimanche. Il s'agit d'une femme de 35 ans, décédée le 22 mai dans la localité de Nyange, après avoir présenté des symptômes évocateurs de la maladie. Des analyses ont confirmé la présence du virus.
Une propagation inquiétante
Ce cas marque une extension géographique de l'épidémie actuelle, qui sévit principalement dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri depuis août 2018. Le Sud-Kivu était jusqu'à présent épargné. Les équipes de riposte sont déjà déployées pour identifier les contacts et endiguer la propagation.
Réaction des autorités
Le ministre de la Santé de la RDC a appelé à la vigilance et à la collaboration des populations. Des mesures de surveillance renforcée ont été mises en place dans les zones frontalières. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a également réagi en envoyant des experts sur le terrain.
Cette nouvelle inquiète d'autant plus que la région du Sud-Kivu est densément peuplée et en proie à l'insécurité, ce qui complique le travail des humanitaires. Depuis le début de l'épidémie, plus de 2 000 cas ont été recensés, dont près de 1 400 décès.
Un défi logistique
La lutte contre Ebola en RDC est entravée par la méfiance des populations envers les soignants et les campagnes de vaccination. Des attaques contre des centres de traitement ont eu lieu par le passé. Les autorités espèrent contenir ce nouveau foyer rapidement pour éviter une flambée supplémentaire.
Le vaccin expérimental, administré à plus de 300 000 personnes, a montré son efficacité. Cependant, la couverture vaccinale reste insuffisante dans certaines zones reculées.



