Canicule : un décret pour quadrupler les inscriptions sur les registres communaux
Canicule : quadrupler les inscriptions sur les registres communaux

Le gouvernement a publié ce lundi 6 juillet un décret destiné à renforcer la protection des personnes âgées et vulnérables lors des épisodes de canicule. L'objectif principal est de quadrupler le nombre de personnes fragiles inscrites sur les registres communaux, passant de 800 000 à 3,2 millions d'inscrits d'ici 2027.

Une mesure pour anticiper les vagues de chaleur

Ce décret, pris en application de la loi du 8 avril 2024, oblige les communes à recenser les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes handicapées et les personnes isolées. Selon le ministère de la Santé, seules 800 000 personnes étaient inscrites en 2025, soit environ 10 % de la population cible. Le décret prévoit des sanctions pour les communes qui ne respecteraient pas cette obligation, avec une amende pouvant atteindre 1 500 euros.

Un dispositif renforcé pour la canicule

Le décret s'inscrit dans le cadre du plan national canicule, qui sera activé chaque année du 1er juin au 15 septembre. Les maires devront tenir à jour ces registres et contacter les personnes inscrites en cas d'alerte. « Il est essentiel que chaque personne fragile soit connue des services municipaux pour pouvoir être aidée rapidement », a déclaré le ministre de la Santé, François Braun, lors d'une conférence de presse.

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Des communes déjà mobilisées

Certaines communes ont déjà anticipé cette mesure. À Lyon, le registre compte déjà 15 000 inscrits, tandis qu'à Paris, ce chiffre atteint 25 000. Le gouvernement espère que cette généralisation permettra de réduire le nombre de décès liés à la chaleur, qui a atteint 4 800 en 2023 selon Santé publique France.

Un financement partagé

Le décret prévoit également un financement de l'État à hauteur de 10 millions d'euros pour aider les communes à mettre en place ce dispositif. Les associations de maires ont salué cette initiative, mais soulignent la charge de travail supplémentaire pour les petites communes. « Nous avons besoin de moyens humains et financiers pour assurer ce suivi », a indiqué David Lisnard, président de l'Association des maires de France.

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