Malgré des températures particulièrement élevées sur la Côte d'Azur, la situation dans les services d'urgence reste maîtrisée. Le CHU de Nice enregistre environ 300 entrées quotidiennes, un chiffre légèrement supérieur aux moyennes habituelles mais inférieur à celui de la même période l'an dernier, lors d'un épisode de forte chaleur comparable.
Une activité sous contrôle
« C'est encore gérable », affirme Pierre-Marie Tardieux, chef du pôle des urgences au CHU de Nice. La régulation médicale ne montre pas non plus de signe de surchauffe : le Samu constate une hausse de 1 % des appels, contre 7 % l'an dernier à la même période.
L'impact de l'annulation de l'Ironman
L'inquiétude principale des équipes médicales portait sur l'Ironman prévu ce dimanche dans les Alpes-Maritimes, qui aurait pu générer un afflux massif de patients. Son annulation évite une possible saturation des urgences. Selon l'article, « La protection des participants, des bénévoles et des équipes de secours devait primer ».
Les risques de la chaleur
Une exposition prolongée à de fortes chaleurs agresse l'organisme, qui doit maintenir sa température à 37 degrés. En cas de défaillance des mécanismes de régulation, les conséquences peuvent être graves. L'hyperthermie maligne d'effort, encore trop peu reconnue, se manifeste par des troubles de l'équilibre, une agitation, des comportements incohérents et une température centrale pouvant atteindre 40 degrés. La prise en charge doit être immédiate : immerger le patient dans un bain d'eau froide ou glacée pendant dix à quinze minutes, sans attendre les secours.



