La canicule qui a frappé la France en juin 2025 a provoqué un nombre de décès encore sous-estimé, selon plusieurs experts en santé publique. Alors que les températures ont atteint des records, dépassant les 40°C dans plusieurs régions, le bilan humain s'alourdit de jour en jour. Pourtant, les autorités peinent à prendre la mesure de cette tragédie, dénonce un éditorial du journal Libération.
Un bilan humain alarmant
Selon les premières estimations, la canicule aurait causé près de 5 000 décès supplémentaires par rapport à la moyenne saisonnière, un chiffre qui pourrait encore grimper. « Nous sommes face à une hécatombe silencieuse », déclare le Dr. Jean-Marc Petit, épidémiologiste à l'INSERM. « Les services d'urgence ont été submergés, et de nombreux décès de personnes âgées isolées n'ont pas été comptabilisés immédiatement. »
Des mesures insuffisantes
Malgré les alertes répétées des climatologues et des associations de défense des victimes, le gouvernement n'a pas déclenché le plan canicule de manière proactive. « On a attendu que les hôpitaux soient saturés pour agir », critique Sophie Leblanc, porte-parole de l'association Canicule Info. « Les pouvoirs publics doivent tirer les leçons de cette catastrophe. »
Un impact inégalitaire
Les quartiers populaires et les zones rurales ont été les plus touchés, faute d'accès à des espaces climatisés ou à des transports adaptés. « La canicule révèle les inégalités sociales face au climat », analyse le sociologue Pierre Durand. « Les plus vulnérables paient le prix fort. »
Vers une prise de conscience politique ?
L'éditorial de Libération appelle à une reconnaissance officielle du coût humain de la canicule, afin de mieux préparer l'avenir. « Chaque été, des milliers de personnes meurent à cause de la chaleur, et nous continuons à fermer les yeux », écrit le journal. « Il est temps d'agir. »



