Le pape Léon XIV effectuera une visite très politique en France à l'automne 2026, selon des informations confirmées par le Vatican et l'Élysée. Cette visite, qui suscite déjà de vives réactions, comprendra une étape à Metz et un passage au siège de l'UNESCO à Paris.
Une visite aux enjeux multiples
Cette visite papale intervient dans un contexte de tensions entre l'Église catholique et l'État français sur plusieurs sujets, notamment la laïcité et la question des abus sexuels. Léon XIV, connu pour ses positions conservatrices, devrait aborder ces thèmes lors de ses discours. Selon une source proche du Vatican, "le pape souhaite renforcer le dialogue avec la France, pays historique de la laïcité".
L'étape à Metz, dans l'est de la France, est particulièrement symbolique. La ville, qui a une forte tradition catholique, accueillera une messe en plein air prévue pour rassembler plusieurs dizaines de milliers de fidèles. Les autorités locales anticipent déjà des défis logistiques et sécuritaires majeurs.
Un agenda chargé entre Paris et Metz
Le programme prévoit également une rencontre avec le président de la République à l'Élysée, ainsi qu'une visite à l'UNESCO. Ce dernier point est perçu comme un geste diplomatique fort, l'UNESCO étant basée à Paris et impliquée dans des programmes de protection du patrimoine religieux. "Cette visite montrera l'engagement de l'Église en faveur de la paix et de la culture", a déclaré un porte-parole du Vatican.
Des manifestations sont déjà annoncées par des groupes laïques et féministes, qui comptent protester contre les positions de l'Église sur l'avortement et le mariage homosexuel. Le gouvernement français a promis d'assurer la sécurité de la visite tout en respectant le droit de manifester.
Une première visite en France pour Léon XIV
Il s'agit de la première visite de Léon XIV en France depuis son élection en 2025. Son prédécesseur, François, s'était rendu à Marseille en 2023. Léon XIV, qui a choisi le nom de Léon en hommage à Léon XIII, pape de la fin du XIXe siècle, est considéré comme plus conservateur sur les questions sociales.
Selon un sondage récent, 45 % des Français se disent favorables à cette visite, tandis que 35 % y sont opposés. Les catholiques pratiquants sont majoritairement enthousiastes, tandis que les non-croyants et les personnes d'autres confessions sont plus réservés.



