Publicité « Pendant deux mois, j’ai vécu à la rue avec mon fils » : mal logée, elle entame une grève de la faim à Saint-André-de-La-Roche
Cela fait quatre mois que Nathalie Massin et ses enfants vivent dans un logement insalubre, à Saint-André-de-la-Roche. Le bailleur social, CDC Habitat, réfute ce terme et ne lui propose donc pas de relogement.
Un logement dégradé et des nuisibles
Quand on pousse la porte de l’appartement de Nathalie Massin, on tombe face à un désordre indescriptible. Des cartons de meubles dans tous les sens, des murs décrépis, une cuisine en sale état, des vêtements qui s’amoncellent dans une pièce… puis l’odeur de café prend la gorge. « Je ne bois que ça depuis que j’ai commencé ma grève de la faim », justifie la mère de famille, qui vit dans un logement social, à Saint-André-de-la-Roche. Elle assure que, depuis quatre mois, elle est en contact avec CDC Habitat, car son appartement est infesté par des cafards et rongé par la moisissure. « Le bailleur social m’a conseillé de faire appel à la société Agence éradication nuisible, qui est intervenue fin mars », poursuit Nathalie Massin. De son côté, CDC Habitat nie l’avoir orienté vers cette entreprise.
Des biens volés et une grève de la faim
À son retour, surprise : plusieurs meubles – et du matériel comme une télé et une PlayStation – sont manquants. Son avocat, Maître Benjamin Cohen, a saisi un conciliateur de justice pour rétablir le dialogue avec CDC Habitat et assigné Agence éradication nuisible en justice. La société réfute les accusations qui lui sont portées et attend de voir quelles suites la justice donnera à cette affaire. De son côté, Nathalie Massin a entamé une grève de la faim le 31 mai, pour attirer l’attention sur sa situation. « Mon fils et moi sommes tous les deux malades, nous ne pouvions plus rester dans cet appartement. Pendant deux mois, nous avons été logés à droite, à gauche… Avant de devoir vivre dans la rue. Nous allions nous doucher à la plage le matin, avant qu’il aille à l’école », lâche-t-elle.
La position de CDC Habitat
CDC Habitat confirme suivre ce dossier depuis plusieurs mois. Le bailleur précise que des visites techniques et une recherche de fuite confirment l’absence de problèmes d’eau sur les réseaux. Des opérations de désinsectisation ont également été engagées mais n’auraient pas pu être menées à terme « faute de conditions d’accès et de préparation du logement adaptées ». Aux yeux du bailleur, l’appartement n’est pas insalubre ou impropre à l’habitation de son fait. Il ne propose donc pas de relogement.



