Lors du dernier conseil de la Métropole de Montpellier, l'élu LFI Rhany Slimane a interpellé le président Michaël Delafosse sur la nécessité de renforcer la transparence dans l'attribution des logements sociaux par l'office ACM. Cette intervention fait suite à une campagne électorale marquée par la circulation de documents équivoques.
Des procédures sous le feu des critiques
Rhany Slimane a souligné que les procédures d'attribution doivent être « irréprochables, transparentes, contrôlables, équitables et à l'abri de toutes suspicions de favoritisme et de passe-droit ». Il a rappelé que l'office ACM a déjà été confronté à des critiques et des affaires antérieures depuis 2009.
Des enregistrements audio embarrassants
L'élu a fait référence à des bandes de conversations téléphoniques qui ont circulé lors de la campagne des municipales, visant à discréditer l'équipe sortante. Ces enregistrements, évoqués notamment par le candidat EELV Jean-Louis Roumégas et Rémi Gaillard, laisseraient présumer d'irrégularités dans l'attribution de logements sociaux, allant jusqu'à l'évocation de contreparties financières.
Double saisine du procureur
Face à la gravité de ces éléments, Rhany Slimane a saisi le procureur au titre de l'article 40, estimant que « notre devoir d'élu est de signaler ce qui doit l'être lorsque l'égalité entre les citoyens et la probité publique peuvent être mises en atteinte ». Interrogé, Michaël Delafosse a indiqué avoir lui-même effectué un signalement auprès de l'autorité judiciaire pour un sujet similaire, sans donner plus de détails.
Le rôle du parquet et des contrôles
La démonstration d'éventuelles irrégularités a donc été transférée au parquet. Le président de la Métropole a rappelé que l'office ACM est soumis à des contrôles, notamment de l'Ancols. Il a précisé que les attributions relèvent de la commission et que les demandes doivent être traitées en droit, non en fonction des relations. Des modalités seront rappelées à chaque dépôt de demande.



