Violente agression aux Angles : un voisin fait fuir les agresseurs
Le 29 octobre dernier, une jeune femme de 26 ans a été sauvagement agressée sur le parking de son immeuble aux Angles, en plein après-midi. Trois jeunes hommes, âgés de 17 et 18 ans, l'ont attaquée à coups de poing, croche-patte et tirage de cheveux. Alerté par ses cris, un voisin est intervenu, mettant les agresseurs en fuite.
Le procureur salue un "héros"
Lors de l'audience en comparution immédiate le lundi 3 novembre, le procureur Jean-Luc Vasserot a qualifié l'intervention du voisin de "héroïque". "Sans son intervention, on ne sait pas ce qu'il se serait passé. Peut-être qu'on aurait un cadavre", a-t-il déclaré. Le voisin a également récupéré le téléphone portable perdu par l'un des mineurs lors de sa fuite, permettant aux policiers de les identifier rapidement.
Les deux mineurs, reconnaissant leur présence mais niant l'agression, ont écopé d'une mesure de réparation pénale. Le majeur, Mathéo, s'est rendu le lendemain et a été placé en détention provisoire. Il a comparu pour tentative d'extorsion par violence et violence avec arme.
Un commanditaire absent
À la barre, Mathéo a minimisé les faits, affirmant n'avoir donné qu'une "gifle". Il a expliqué avoir agi sous la menace d'un homme qui les aurait forcés à extorquer de l'argent à la victime. Le président Fabien Chenevier a tenté de comprendre le mobile : la jeune femme aurait subi plusieurs mois de harcèlement de la part de cet homme, après avoir refusé ses avances. "On lui a dit que si elle payait, tout s'arrêterait", a rappelé Me Hugo Ferri, avocat de la partie civile.
L'avocat a regretté que les investigations n'aient pas permis d'identifier le commanditaire présumé, pourtant "bien connu de la justice". Il a souligné la gravité des faits : "L'extorsion avec arme et une ITT de plus de 8 jours, c'est 15 ans à la cour criminelle." La victime, qui n'a pas assisté à l'audience, a reçu 10 jours d'ITT.
Trois ans de prison ferme
Le procureur a requis cinq ans de prison et la révocation d'un sursis antérieur, Mathéo ayant déjà été condamné pour violence avec arme (une clé à molette). Son avocate, Me Camille Proix, a plaidé la jeunesse et la peur de son client. Après délibéré, Mathéo a été condamné à trois ans de prison avec interdiction de contact avec les victimes. Il a été reconduit en prison à l'issue de l'audience.



