Violences policières : mise en examen d'un policier à Marseille pour fracture du crâne en 2018
Violences policières : policier mis en examen à Marseille

Un fonctionnaire de police a été mis en examen, jeudi 24 avril, pour des violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, après avoir fracturé le crâne d'une femme lors d'une interpellation à Marseille en 2018. Les faits, qui avaient été filmés par une caméra de vidéosurveillance, avaient suscité une vive émotion et relancé le débat sur les violences policières.

Les faits remontent à 2018

Le 2 décembre 2018, vers 23 heures, une femme de 34 ans, mère de famille, avait été interpellée dans le quartier de la Plaine, à Marseille, après un contrôle d'identité. Selon les premières constatations, la victime aurait été plaquée au sol par un policier, qui lui aurait porté un coup de genou à la tête. La femme avait alors été transportée à l'hôpital dans un état grave, avec une fracture du crâne et un hématome sous-dural. Elle avait dû subir une intervention chirurgicale et avait conservé des séquelles neurologiques.

L'affaire avait été classée sans suite en 2019 par le parquet de Marseille, au motif que les violences étaient proportionnées. Mais la famille de la victime avait porté plainte et une enquête avait été ouverte par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

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Une mise en examen après une longue procédure

Après plusieurs années d'instruction, le juge d'instruction a décidé de mettre en examen le policier, âgé de 42 ans, pour violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente. Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'exercer ses fonctions et de porter une arme. Le fonctionnaire, qui conteste les faits, a été défendu par son avocat, qui a annoncé son intention de faire appel de cette décision.

Cette mise en examen intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour des violences policières en France. Plusieurs affaires similaires ont défrayé la chronique ces dernières années, notamment lors des manifestations des Gilets jaunes. Des associations de défense des droits humains, comme la Ligue des droits de l'homme (LDH), ont salué cette décision judiciaire, tout en appelant à une réforme en profondeur des pratiques policières.

La victime, âgée aujourd'hui de 42 ans, souffre toujours de séquelles, notamment des troubles de la mémoire et de l'équilibre. Son avocat a déclaré que cette mise en examen était un premier pas vers la reconnaissance de son préjudice, mais que le chemin judiciaire serait encore long. L'affaire devrait être jugée dans les mois à venir.

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