Un homme de 25 ans, domicilié dans un village du nord du Gard, a été jugé en comparution immédiate ce jeudi 28 août devant le tribunal d'Alès pour des violences conjugales commises le 25 août à Saint-Félix-de-Pallières, dans les Cévennes gardoises.
Une scène qualifiée de "délirante" par le parquet
Le substitut du procureur, Quentin Larroque, a décrit une "scène délirante" : l'homme, en état d'ébriété, s'était couché pour se reposer après avoir demandé à sa compagne de le réveiller à une heure précise. N'étant pas parvenue à le sortir de son sommeil, il s'est réveillé plus tard que prévu et, sous l'effet de l'alcool, l'a violentée. La jeune femme de 23 ans, en couple avec lui depuis sept ans, a été frappée, griffée et mordue. Elle a trouvé refuge chez une voisine qui a alerté les forces de l'ordre. Les gendarmes ont interpellé le conjoint alors qu'il conduisait ivre et sans assurance.
Le prévenu invoque une perte de mémoire
En état de récidive pour des faits similaires, le prévenu a déclaré ne pas se souvenir des événements : "J'étais bourré. Je m'en veux énormément…" Le président de l'audience, Vincent Edel, a montré des images des blessures de la victime, qualifiant les faits de "déchaînement de violences". Il a rappelé que l'homme avait déjà été condamné il y a deux ans pour des violences sur la même personne.
Le parquet requiert "un électrochoc puissant"
Le procureur a estimé que l'invocation d'une perte de mémoire était "une pirouette un peu facile" et a requis 18 mois de prison, dont six avec sursis probatoire, avec maintien en détention. La défense, assurée par Me Olivia Betoe, a plaidé que rien ne justifie les violences, mais a souligné le parcours difficile du prévenu, le décrivant comme "travailleur" et ayant "envie de s'en sortir". Cependant, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, condamnant l'homme à la peine demandée. Il a été reconduit en cellule immédiatement après le jugement.



