Vingt ans de réclusion criminelle requis contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty
Le parquet général a requis, ce vendredi 27 février, vingt ans de réclusion criminelle contre les deux hommes jugés pour avoir orchestré une campagne de haine ciblant le professeur Samuel Paty. Cette campagne avait précédé son assassinat par un djihadiste tchétchène en octobre 2020.
Les accusés et les faits
Brahim Chnina, âgé de 54 ans, et l'agitateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, sont actuellement jugés en appel par la cour d'assises spéciale de Paris. Leur procès a débuté fin janvier. Ils sont accusés d'avoir lancé une cabale en ligne contre Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, après qu'il a montré des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression.
Cette campagne de haine ne s'est arrêtée qu'avec l'assassinat du professeur, perpétré par Abdoullakh Anzorov le 16 octobre 2020 près du collège du Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.
Les réquisitions du parquet
L'accusation a demandé que la peine de vingt ans de réclusion criminelle soit assortie d'une période de sûreté des deux tiers. Durant cette période, aucun aménagement de peine ne sera possible. Les deux hommes encourent jusqu'à trente ans d'emprisonnement.
Ils avaient interjeté appel de leur condamnation en première instance, où Brahim Chnina avait écopé de treize ans de réclusion criminelle et Abdelhakim Sefrioui de quinze ans.
Le contexte du procès
Ce procès en appel intervient dans un climat de tension, où l'institution scolaire, encore traumatisée par cet événement, doit faire face à la stratégie de remise en cause déployée par la défense. Les débats mettent en lumière les conséquences dramatiques des campagnes de haine en ligne et leur impact sur la liberté d'expression.
Le verdict est attendu avec une grande attention, car il pourrait établir un précédent important dans la lutte contre les discours de haine et la protection des enseignants.



