Détention d'armes à Alès : relaxe prononcée malgré la découverte de deux armes
Relaxe pour détention d'armes à Alès malgré deux armes retrouvées

Un homme relaxé malgré la découverte de deux armes à son domicile

Dans une affaire de détention d'armes jugée au tribunal correctionnel d'Alès, le prévenu a finalement été relaxé malgré la découverte de deux armes à son domicile. Cette décision judiciaire intervient après que l'avocat de la défense, Me Aurélien Vergani, a soulevé des nullités de procédure et mis en lumière les lacunes de l'enquête.

Une perquisition dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants

L'affaire remonte à mai 2025, lorsque les gendarmes ont perquisitionné le domicile de Christian R. dans le cadre d'une enquête sur un trafic de stupéfiants impliquant son fils. Lors de cette intervention, les forces de l'ordre ont découvert deux armes : une carabine à air comprimé et un fusil de chasse à canon scié. Cette découverte a conduit à l'ouverture d'une procédure incidente gérée par les policiers d'Alès.

Des nullités de procédure soulevées par la défense

Dès l'ouverture des débats devant le tribunal correctionnel d'Alès, Me Aurélien Vergani a immédiatement soulevé des nullités de procédure. L'avocat a notamment fait valoir que la notification des droits était intervenue trop tardivement après le déclenchement de la garde à vue. Sur cette base, il a demandé que soient rendus caduques les actes de procédure concernant la garde à vue, l'audition du mis en cause et son refus d'être interrogé sans avocat.

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Face à ces arguments, le ministère public a maintenu une position différente, estimant que la mesure était conforme aux normes et requérant quatre mois de prison à l'encontre du prévenu.

Une enquête jugée insuffisante sur le fond

Dans sa plaidoirie, Me Vergani a également critiqué la qualité de l'enquête sur le fond de l'affaire. "C'est un dossier simple, mais les enquêteurs se sont affranchis de la rigueur nécessaire à la manifestation de la vérité", a-t-il déclaré. L'avocat a souligné que, à part une photo des deux armes, l'enquête ne comportait aucun élément technique probant :

  • Aucune expertise sur les armes découvertes
  • Aucune expertise sur les munitions
  • Aucune information technique précise sur le fusil de chasse à canon scié

Concernant ce fusil, Me Vergani a particulièrement insisté sur les incertitudes entourant l'arme : "Le problème c'est qu'on ne sait rien sur cette arme. Le canon est rayé, lisse ? La législation n'est pas la même en fonction des données techniques. On voit que c'est une arme ancienne. De quand date-t-elle ? Sait-on au moins si elle fonctionne ? Cette enquête n'est pas sérieuse".

La relaxe prononcée par le tribunal

Après en avoir délibéré, le tribunal a suivi les arguments de la défense sur les deux plans :

  1. Sur la forme : la nullité de la garde à vue a été prononcée au motif de la notification tardive des droits du mis en cause
  2. Sur le fond : le tribunal a estimé que les éléments de l'enquête ne permettaient pas de condamner le prévenu, faute de preuves techniques suffisantes

Christian R., qui avait déjà été défendu par Me Vergani dans deux dossiers de dégradations par incendie, est ainsi une nouvelle fois relaxé. Cette décision illustre l'importance du respect strict des procédures judiciaires et de la nécessité d'une enquête technique complète dans les affaires de détention d'armes.

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