Procès Samuel Paty en appel : peines allégées pour trois accusés, la cour croit leur version
Procès Samuel Paty : peines allégées en appel pour trois accusés

Verdict en appel du procès Samuel Paty : des peines réduites pour trois accusés

Devant le Palais de justice de Paris, lors de l'ouverture du procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty le 26 janvier 2026, l'atmosphère était tendue. En matière d'antiterrorisme, il est rare que les verdicts en appel soient plus cléments qu'en première instance. Pourtant, au terme de cinq semaines de débats intenses, la cour d'assises d'appel spéciale de Paris a rendu son jugement lundi 2 mars, prononçant des peines comprises entre six ans de prison et quinze ans de réclusion criminelle.

Un revirement judiciaire surprenant

Ce verdict marque un allègement notable pour trois des quatre hommes rejugés pour leur implication dans ce crime odieux, par rapport aux peines initialement prononcées en décembre 2024. La plus grande surprise concerne Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, deux amis de l'assassin Abdoullakh Anzorov, accusés de l'avoir aidé à se procurer des armes et, pour l'un, de l'avoir déposé devant le collège le jour des faits.

Ils ont été condamnés respectivement à six ans et sept ans de prison pour simple association de malfaiteurs, sans intention terroriste retenue. Ce jugement contraste fortement avec les réquisitions du parquet général, qui demandait seize ans de réclusion pour complicité d'assassinat terroriste, comme en première instance.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La cour d'appel donne crédit aux versions des accusés

La présidente de la cour n'a pas immédiatement expliqué sa décision, dont les motivations détaillées seront communiquées d'ici jeudi. Cependant, par ce verdict, la cour d'appel semble avoir cru à la version des deux jeunes hommes, âgés de 18 et 19 ans au moment des faits.

Ils ont toujours affirmé avoir aidé leur ami en pensant qu'il voulait régler une simple "embrouille", sans avoir conscience de ses intentions terroristes. Cette distinction entre association de malfaiteurs et complicité terroriste constitue un point juridique crucial dans ce procès hautement symbolique.

Les débats ont mis en lumière les complexités de l'enquête et les difficultés à établir les intentions réelles des accusés. Les avocats de la défense ont plaidé l'absence de préméditation terroriste, argument qui a visiblement trouvé écho auprès des magistrats de la cour d'appel.

Ce verdict pourrait influencer la jurisprudence future en matière de procès terroristes, notamment concernant la qualification des faits et l'évaluation des peines. L'affaire Samuel Paty continue de résonner profondément dans la société française, rappelant les enjeux de la lutte contre le terrorisme et la protection des valeurs républicaines.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale