Dans le cadre du procès criminel en appel qui se tiendra à la cour d’assises du Gard à partir de ce lundi 6 octobre, de nombreux aménagements ont été nécessaires pour encadrer la venue des nombreux journalistes français et étrangers, mais aussi des agences de presse et du public.
Une affluence médiatique sans précédent
Des journalistes venus de France et de l’étranger, des cameramen, des dessinateurs, des agences de presse… Au total, entre 150 et 180 professionnels se sont accrédités dans le cadre du procès criminel en appel dit des viols de Mazan, qui se tiendra du 6 au 8 octobre (ou 9 octobre selon la durée des débats) à la cour d’assises du Gard. Sur les 17 accusés qui avaient interjeté appel de la décision prononcée par la cour criminelle du Vaucluse en décembre dernier, seul un appelant l’a maintenu. Il avait été condamné à neuf ans de prison. À partir de ce lundi, l’accusé, qui comparaît libre, sera de nouveau jugé des chefs de viols aggravés par l’administration de substance susceptible d’altérer le discernement ou le contrôle des actes et en réunion. Il encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
Accès à la cour modifié
Un nouveau procès qui, comme à Avignon, vient avec son lot de médiatisation. Une première pour la juridiction nîmoise. Car si des affaires comme celles de la petite Océane ou la tuerie des Plantiers ont attiré beaucoup de presse et de public, c’est la première fois qu’un tel nombre d’accréditations est recensé. Des demandes qui continueraient d’arriver, à quelques jours seulement de l’ouverture du procès. Une affluence médiatique qui a nécessité plusieurs aménagements. À commencer par un accès exceptionnel par le parvis de la cour d’appel, côté boulevard de la Libération. Une modification d’entrée qui va entraîner le blocage de la circulation sur cet axe tout le long du procès. Un portique de sécurité a également été installé provisoirement, pour permettre les contrôles des personnes présentes à l’audience. "On attend de longues files d’attente très tôt le matin", confie une source judiciaire. Surtout que Gisèle Pelicot, principale partie civile dans ce dossier, devrait être présente à l’audience. Quant à Dominique Pelicot, qui est appelé en tant que témoin, il n’a pas été précisé s’il serait en présentiel ou en visioconférence.
Travaux en cours de finition
En amont du procès, des travaux ont également été entrepris dans la salle d’audience de la cour d’appel, notamment l’agrandissement du box des accusés, la création d’un accès PMR ou encore l’amélioration de la sonorisation. Des aménagements qui réduisent la capacité d’accueil à 70 journalistes et techniciens accrédités. Concernant les autres professionnels et le public qui ne pourront pas accéder à la salle d’audience, une retransmission des débats est prévue dans la Grand’chambre, située juste à côté. Pour l’ensemble de ces aménagements et travaux, le montant global est estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Côté sécurité, là aussi les moyens ont été renforcés aux abords du palais de justice pour assurer le bon déroulement de ce second procès dit des viols de Mazan, qui débute donc ce lundi 6 octobre à 14 heures. Le délibéré est, quant à lui, attendu entre le 8 et 9 octobre.



