Procès Sophia Chikirou : peine légère requise pour tentative d'escroquerie
Procès Chikirou : légère peine requise pour escroquerie

Le procès de Sophia Chikirou, ex-directrice de campagne de Jean-Luc Mélenchon, s'est ouvert mardi 12 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. La députée de la France insoumise est poursuivie pour tentative d'escroquerie dans le cadre de ses activités de conseil en communication. Les débats, particulièrement minutieux, ont porté sur la chronologie des faits reprochés, la défense contestant la qualification pénale.

Des faits contestés sur la temporalité

L'accusation reproche à Sophia Chikirou d'avoir surfacturé des prestations de conseil entre 2016 et 2018, pour un montant total de 140 000 euros. La question centrale était de savoir si les faits étaient prescrits. Les avocats de la défense ont longuement plaidé sur la date de début de la prescription, soutenant que les premiers actes remontaient à plus de six ans avant le déclenchement de l'enquête. Le parquet a estimé que la prescription n'était pas acquise, mais a reconnu des incertitudes sur la chronologie.

Une peine légère requise

À l'issue des débats, le procureur de la République a requis une peine de six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende. Une sanction qualifiée de légère par les observateurs, compte tenu des enjeux. Le ministère public a souligné que les éléments constitutifs de l'escroquerie étaient réunis, mais que le contexte politique et l'absence de préjudice direct pour les parties civiles justifiaient une peine modérée.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les réactions des parties

Les parties civiles, notamment des candidats de la France insoumise, ont exprimé leur déception. Leur avocat a dénoncé une peine insuffisante au regard de la gravité des faits présumés. De son côté, Sophia Chikirou a maintenu son innocence, affirmant que ses prestations étaient conformes au marché. Ses avocats ont annoncé qu'ils feraient appel si la condamnation était prononcée.

Un procès sous haute surveillance

Le procès attire l'attention médiatique en raison de la personnalité de la prévenue, figure de la France insoumise. Plusieurs élus et militants étaient présents dans la salle d'audience. La décision du tribunal est attendue dans les prochaines semaines. Ce dossier illustre les tensions entre la politique et la justice, et pourrait avoir des répercussions sur la vie politique française.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale