Les nouveaux élus en tournée numérique et de terrain
Pour les internautes les plus connectés aux réseaux sociaux de la Ville de Sète, vous avez certainement remarqué sur Facebook les courtes vidéos des nouveaux élus de la majorité au conseil municipal. Mathilde Lary, Lucia Izoird, François Lazaro, Yaëlle Bernard-Bousquet, Jean-Marc Augé, Ornella Ramadier, José Rodriguez et Thomas Jaubert-Lenoir ont été les premiers à se prêter au jeu des présentations. Un véritable exercice de communication pour ces derniers, qui étaient jusqu'ici inconnus du grand public. En outre, le maire de Sète a indiqué que l'ensemble de ses élus viendraient désormais à la rencontre des habitants, quatre matinées par semaine, à proximité des marchés centre-ville, Corniche, île de Thau et place Victor-Hugo. Là encore, pour mieux se faire connaître. Une demande de rendez-vous est possible au 04 99 04 70 10.
Droit au logement : Janine Léger, militante historique, quitte Sète
Militante associative farouchement engagée contre les discriminations, conseillère municipale d'opposition pendant quatorze ans (2011-2015), Janine Léger a fait savoir à notre rédaction, ce week-end, qu'elle avait pris la décision de quitter Sète. Une page se tourne pour celle qui menait ses activités militantes au sein de la Cimade (défense du droit des étrangers) qu'elle avait créée à Sète en 2006, et du DAL (Droit au logement), dont elle avait également lancé l'antenne sétoise en 2019. Janine Léger avait été à l'origine, avant cela, de la création du comité de quartier de la Corniche et du marché du même nom. Mais elle était aussi autrice, avec la publication de trois livres témoignages (La petite, Une école improbable, Après toi). Maman de quatre enfants, Janine Léger est aussi chanteuse de blues à l'occasion, sous le pseudonyme bien trouvé de… Janny Light.
Fallait-il maintenir Corinne Azaïs dans ses fonctions d'adjointe ?
Gabriel Blasco a exhumé des placards, lors du dernier conseil municipal de Sète, une polémique datée de l'an dernier : celle du "starter-pack" relayée sur Facebook par Corinne Azaïs. Souvenez-vous. Le 11 avril 2025, l'ex-adjointe à l'éducation partageait publiquement ce format alors à la mode, censé résumer une personne à travers divers objets et symboles. Sur la publication étaient associés un homme appelé Karim, avec un drapeau de l'Algérie, la mention "OQTF", ajouté à une chanson ouvertement xénophobe, un paquet de cigarettes, mais aussi un avion. Donnant à l'ensemble un goût douteux. "C'est maladroit de ma part", avait alors admis Corinne Azaïs auprès de notre rédaction, reconnaissant "une énorme bêtise" et présentant ses excuses. "Cette publication ne reflète ni mes valeurs, ni mes pensées, ni celles de la majorité municipale", avait-elle ajouté. Même un an après, et alors que Corinne Azaïs a été reconduite dans ses fonctions d'adjointe (cette fois aux ressources humaines), cette "mauvaise blague" est inexcusable aux yeux de Gabriel Blasco. "Il n'y a eu aucune conséquence politique, a rappelé fin avril l'élu municipal d'opposition. Ce n'est pas un détail, ni une simple maladresse. Ce type de publication participe à la banalisation d'une parole raciste. Vous avez fait le choix de maintenir cette élue à un poste d'adjointe. Ce choix, il dit aux personnes concernées 'Ce que vous avez ressenti, ce n'est pas grave'." Cette prise de parole, ce soir-là, n'a pas été commentée par la majorité municipale.



