Pédopornographie : un sexagénaire aveyronnais récidive et écope de six ans de prison
Pédopornographie : un sexagénaire récidive et prend six ans

Un sexagénaire aveyronnais condamné pour récidive de pédopornographie

Le tribunal de Rodez a jugé un homme de 63 ans, originaire de la région parisienne et récemment installé à Millau, pour détention de 1 743 fichiers pédopornographiques. Ces fichiers, découverts par des enquêteurs toulousains spécialisés dans la traque des pédocriminels sur internet, contenaient des images insoutenables, certaines montrant de très jeunes enfants, voire des nourrissons, parfois mêlées à des scènes de zoophilie.

Un parcours judiciaire lourd

Le prévenu n'en était pas à sa première condamnation. En 2002, il avait été condamné à quatre ans de prison à Nice pour consultation d'images pédopornographiques. Il avait alors admis avoir commencé par le Minitel. En 2021, il avait écopé de six ans à Paris pour complicité d'agressions sexuelles, après avoir envoyé de l'argent à un réseau pédocriminel asiatique pour assister à ce qu'il appelait des spectacles d'enfants. Il venait d'achever cette peine en Corse avant de s'installer dans l'Aveyron et de replonger aussitôt.

Des questions sans réponses

À la question de la présidente Blandine Arrial, magistrate expérimentée, qui lui demandait pourquoi il recommençait, le sexagénaire a répondu : Si j'avais la réponse, je ne serais pas de nouveau dans un tribunal. Il a expliqué chercher des réponses depuis des années, mais que les suivis psychologiques et sociojudiciaires n'avaient rien apporté. La procureure Honorine Pourcelot a souligné le risque de passage à l'acte, tandis que la défense, par la voix de Me Arnaud Cagnac, a plaidé pour une solution médicale, évoquant la castration chimique, que le prévenu juge encore expérimentale.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une peine ferme pour protéger les mineurs

Le tribunal a finalement condamné le sexagénaire à six ans de prison ferme, avec incarcération immédiate à la maison d'arrêt de Druelle. La justice a estimé que seule une peine d'emprisonnement pouvait protéger les mineurs, malgré les arguments de la défense sur l'inefficacité de la prison pour traiter ce type de déviance.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale