Onze policiers municipaux arrêtés à Villeneuve-Saint-Georges dans une affaire de violences et vols
Les onze agents de l'équipe du soir de la police municipale de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, ont été interpellés mercredi 8 avril sur leur lieu de travail et immédiatement placés en garde à vue. Cette opération, révélée par Le Parisien, secoue une commune déjà très exposée aux tensions politiques et sécuritaires, et vise des soupçons de violences aggravées, de vols, de dégradations et de faux en écriture publique.
Une enquête judiciaire aux multiples chefs d'accusation
Selon les premiers éléments rapportés par le parquet de Créteil, les enquêtes portent également sur des faits de violation de domicile et de vol par personne dépositaire de l'autorité publique. À ce stade, les circonstances précises et la période exacte des faits n'ont pas été détaillées, mais plusieurs plaintes auraient déjà été déposées contre cette brigade, y compris contre son chef. Un témoignage diffusé au journal télévisé de France 2 a renforcé la gravité du dossier, avec un homme affirmant avoir été frappé et passé à tabac dans un bar après une rencontre de football, avant d'être visé à de multiples reprises par un taser.
Réactions contrastées des habitants et des élus
Sur place, les avis restent partagés : certains habitants disent voir dans cette police municipale un facteur de tranquillité, tandis que d'autres s'interrogent désormais sur les méthodes employées. La maire LR de la commune, Kristell Niasme, défend vigoureusement ses agents, affirmant qu'ils « se battent comme des lions » et ne sont « pas des brigands ». Elle dénonce des insultes et des calomnies visant ses policiers et juge troublant le calendrier de l'opération, dans un contexte politique local déjà tendu.
Une affaire qui prend une dimension nationale
L'affaire a rapidement pris une dimension nationale avec des réactions politiques vives. Le député LFI du Val-de-Marne, Louis Boyard, parle d'un « scandale » et affirme avoir alerté le préfet depuis des mois sur des violences imputées à cette police municipale. Son collègue Antoine Léaument a lui aussi vivement réagi, interpellant publiquement le ministre de l'Intérieur sur ce dossier. Cette situation met en lumière les tensions persistantes autour des pratiques policières dans certaines communes, et soulève des questions sur le contrôle et la supervision des forces de l'ordre locales.



