L'enquête sur Jérôme Barella dans le Gers s'accélère avec de nouveaux témoignages de proches, dont son ancien entraîneur de taekwondo et la mère d'une adolescente de 13 ans. Ils décrivent des comportements suspects et des messages ambigus envoyés entre 2024 et 2025, renforçant les soupçons contre le suspect.
Les révélations de l'ancien entraîneur
Les témoignages accablants ne cessent de s'empiler. Rémi Rodriguez, professeur de taekwondo de Jérôme Barella et de la petite Rosa, dont la mère a déposé plainte contre M. Barella avant la mort de la petite Lyhanna pour des faits qui se seraient produits entre septembre 2024 et mai 2025, s'est confié dans les colonnes de nos confrères de La Dépêche du Midi. L'homme, qui fut également le camarade du suspect numéro un dans cette affaire dans les années lycées, le décrit comme quelqu'un que « vous n'auriez pas soupçonné que c'était un danger au premier abord ». Mais, élément important, Rémi se souvient que le père de famille « restait tout le temps avec les enfants ». « On surveillait qu'il n'aille pas au vestiaire des filles », ajoute le Gersois.
Des messages ambigus avec une autre fille
Non loin de ce club de sport, une mère de famille a rencontré hier nos confrères de BFMTV pour leur raconter des messages « troublants » envoyés par Jérôme Barella à sa fille de 13 ans l'an dernier. Des mots réconfortants envoyés depuis le réseau social Snapchat, parfois tard dans la soirée. « Je sais que si ça ne va pas tu es de nature à te renfermer. La dernière fois que j'ai eu cette impression, j'ai su deux jours plus tard que tu n'avais pas le moral », a-t-il notamment écrit, avant de faire une proposition à la jeune fille : « Si tu as besoin de te changer les idées on va se faire plein de sorties. Et tu parleras de tes soucis que si tu en as envie sinon ça sera 'amusement non-stop'. » Ou encore de lui demander de « montrer avant qu'ils ne disparaissent », lorsqu'elle lui parle de ses coups de soleil.
Pour le moment, la mère de famille ne compte pas porter plainte contre Jérôme Barella, mais assure cependant qu'elle se constituera partie civile en cas de procès de Jérôme Barella.
Une affaire qui prend de l'ampleur
Ces nouveaux témoignages s'ajoutent à une série de révélations dans l'affaire Lyhanna, qui suscite une vive émotion en France. Plusieurs rassemblements sont prévus ce lundi pour réclamer une loi sur les violences sexuelles contre les femmes et les enfants. Par ailleurs, une motion au vitriol des magistrats de Montpellier dénonce un « aveuglement persistant du ministère de la Justice », tandis qu'une fresque en hommage à l'adolescente, réalisée par un artiste, est menacée d'effacement par la mairie.



