15 pays dont la France s'unissent contre la pêche illégale à Mombasa
15 pays dont la France contre la pêche illégale

Le 17 juin 2026, à Mombasa, au Kenya, quinze pays, dont la France, ont signé une déclaration commune visant à renforcer la coopération internationale contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN). Cette initiative, saluée par les organisations environnementales, marque une étape importante dans la lutte pour la préservation des ressources marines.

Une menace mondiale pour les océans

La pêche illégale représente une menace majeure pour la biodiversité marine et la sécurité alimentaire de millions de personnes. Selon les estimations, elle représente entre 10 et 20 % des captures mondiales, soit un préjudice économique de plusieurs milliards d'euros par an. Les pays signataires, conscients de l'urgence, se sont engagés à partager des informations, à harmoniser leurs législations et à intensifier les contrôles en mer et dans les ports.

Les engagements clés de la déclaration

La déclaration de Mombasa prévoit plusieurs mesures concrètes :

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  • Échange de données : Les pays s'engagent à partager en temps réel les données de surveillance des navires de pêche, via des plateformes communes.
  • Renforcement des contrôles portuaires : Inspection systématique des navires suspects dans les ports des pays signataires.
  • Sanctions harmonisées : Alignement des peines et des amendes pour dissuader les activités illégales.
  • Coopération régionale : Mise en place de patrouilles conjointes dans les zones maritimes sensibles.

Le rôle de la France

La France, présente via ses territoires d'outre-mer et sa flotte de pêche, joue un rôle moteur dans cette initiative. Le ministre de la Transition écologique a souligné l'importance de « protéger les océans, qui sont un bien commun de l'humanité ». La France apportera son expertise en matière de surveillance satellitaire et de formation des personnels de contrôle.

Réactions des ONG

Les organisations de défense de l'environnement, comme Greenpeace et WWF, ont accueilli favorablement cette déclaration. Elles appellent toutefois à une mise en œuvre rapide et à l'extension de la coopération à d'autres pays. « C'est un pas dans la bonne direction, mais il faut maintenant des actions concrètes sur le terrain », a déclaré un porte-parole de Greenpeace.

Prochaines étapes

Un comité de suivi sera mis en place pour évaluer les progrès tous les six mois. Les signataires prévoient également d'organiser une conférence internationale en 2027 pour élargir le partenariat. La lutte contre la pêche illégale est cruciale pour atteindre les objectifs de développement durable de l'ONU, notamment l'ODD 14 sur la vie aquatique.

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