Un sexagénaire de 61 ans a été condamné ce jeudi 13 septembre à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nîmes pour trafic de stupéfiants. L'homme utilisait le terme codé "couscous" pour désigner la résine de cannabis lors de ses conversations téléphoniques, afin de tromper les écoutes policières.
Des écoutes téléphoniques révélatrices
Les policiers de la sûreté départementale ont surveillé les échanges du prévenu, qui se rendait fréquemment en Espagne à bord d'un fourgon Mercedes. Des phrases comme "Il te reste du couscous ?" ou "Le couscous est-il sec ?" ont éveillé les soupçons de la brigade des stupéfiants, conduisant à une interpellation en flagrant délit.
Une cache sophistiquée
Lors des fouilles, les enquêteurs ont découvert une cachette habilement aménagée dans le véhicule. La drogue était emballée dans plusieurs couches de cellophane et aspergée de javel pour neutraliser l'odorat des chiens spécialisés dans la détection de stupéfiants. Au total, 9,9 kg de résine de cannabis ont été saisis.
Le silence du prévenu
À la barre, le sexagénaire a choisi de garder le silence sur les faits qui lui étaient reprochés. La présidente du tribunal a rappelé les écoutes téléphoniques où le mot "couscous" était systématiquement utilisé pour désigner la drogue, soulignant qu'il était peu vraisemblable que l'homme se rende en Espagne pour chercher de la semoule.
Des preuves accablantes
Le procureur adjoint, Véronique Compan, a estimé que le prévenu faisait partie d'une organisation bien rodée, citant les nombreux voyages, les images de vidéosurveillance, la géolocalisation, les communications avec un fournisseur et l'utilisation de javel. Elle a requis quatre ans de prison et la confiscation d'une Audi Q7 retrouvée en lien avec l'affaire.
La défense plaide l'instrumentalisation
L'avocate de la défense, Me Khadija Aoudia, n'a pas contesté la matérialité des faits mais a souligné la honte ressentie par son client face à sa famille présente dans la salle. Elle a affirmé que l'homme avait été instrumentalisé. Le prévenu, prenant la parole en dernier, a assuré que l'Audi n'avait pas été achetée avec l'argent de la drogue mais grâce aux allocations familiales.
Jugement et confiscation
Après délibéré, le tribunal a prononcé une peine de trois ans de prison ferme, assortie de la confiscation du véhicule. Le sexagénaire a été immédiatement incarcéré.



