Michel Zecler : cinq ans après son agression par la police, l'attente du procès
La vie de Michel Zecler, producteur de musique installé en région parisienne, a radicalement changé le 21 novembre 2020. Ce soir-là, des policiers l'ont suivi dans son studio et l'ont violemment frappé sans motif apparent. L'agression a été intégralement filmée par une caméra de sécurité que le producteur avait installée quelques mois plus tôt.
Une caméra qui a tout changé
Sans cette preuve vidéo, Michel Zecler est convaincu qu'il serait aujourd'hui en prison. Les policiers ont en effet affirmé aux enquêteurs que c'était lui qui les avait provoqués et agressés. « Ils ignoraient une chose : tout a été filmé », rappelle le producteur, faisant référence aux images qui ont circulé sur les réseaux sociaux peu après les faits.
Séquelles physiques et psychologiques persistantes
Cinq ans après ce déchaînement de violence policière, Michel Zecler conserve des séquelles à la fois physiques et psychologiques. Il décrit avoir cru mourir sous les coups répétés des agents. Pourtant, il n'avait commis aucune infraction ce soir-là.
Le producteur exprime aujourd'hui un soulagement mitigé : ses agresseurs seront enfin jugés en novembre prochain à Paris. « J'espère que la justice me donnera raison », confie-t-il, tout en précisant qu'il ne souhaite pas mettre tous les policiers dans le même sac.
Dénonciation d'un système de protection
Malgré cette nuance, Michel Zecler dénonce fermement ce qu'il considère comme un système de protection au sein de l'institution policière. Selon lui, ce mécanisme permettrait à de trop nombreuses « brebis galeuses » d'échapper à leurs responsabilités.
La reconstruction par la musique et le soutien
En attendant le procès, le producteur tente de se reconstruire grâce au soutien de ses proches et à la musique qui a toujours rythmé sa vie. Dans un témoignage exclusif, il partage son parcours marqué par l'incompréhension, la colère, mais aussi une volonté ferme de tourner la page.
L'affaire Michel Zecler reste emblématique des débats sur les violences policières en France, d'autant plus que les images de l'agression ont provoqué une onde de choc dans l'opinion publique. Le procès à venir sera donc particulièrement observé, tant pour la victime que pour l'institution policière dans son ensemble.



