Ghislaine Maxwell prête à témoigner pour Donald Trump et Bill Clinton en échange d'une grâce
Ghislaine Maxwell, la complice et ancienne compagne du milliardaire pédocriminel Jeffrey Epstein, s'est déclarée prête à témoigner de l'innocence des anciens présidents américains Donald Trump et Bill Clinton. Cette proposition conditionnelle a été formulée en échange d'une grâce présidentielle accordée par Donald Trump lui-même.
Une déclaration liminaire devant une commission parlementaire
Lors d'une audition à huis clos devant une commission de la Chambre des représentants américaine ce lundi 9 février, l'avocat de Ghislaine Maxwell, David Markus, a présenté une déclaration écrite. Dans ce document, il indique que sa cliente "est prête à parler complètement et honnêtement si elle obtient une grâce du président Donald Trump".
David Markus a précisé que Ghislaine Maxwell "n'a aucun élément montrant que les présidents Trump ou Clinton soient coupables de quelque méfait que ce soit". Il a ajouté qu'elle témoignerait que "le président Trump et le président Clinton sont innocents de tout méfait".
Un silence stratégique lors de l'audition
Pendant cette brève audition en visioconférence depuis sa prison au Texas, Ghislaine Maxwell a invoqué le Cinquième amendement de la Constitution américaine, qui protège contre l'auto-incrimination. Elle a ainsi refusé de répondre à toutes les questions posées par les membres de la commission.
Le président républicain de la commission, James Comer, a confirmé ce comportement : "Comme prévu, Ghislaine Maxwell a invoqué le Cinquième amendement et refusé de répondre à toute question".
L'élu démocrate Suhas Subramanyam a décrit son attitude comme "très mécanique", notant qu'elle "ne montrait aucun remords à invoquer le Cinquième amendement" et n'exprimait "aucun regret".
Un message politique ciblé
Pour l'élue démocrate Melanie Stansbury, cette manœuvre de Ghislaine Maxwell constitue un message clair : "que son silence peut être acheté par une grâce". Elle a insisté sur le fait que "il est très clair que c'est le message qu'elle essaye d'envoyer directement à Donald Trump lui-même".
Cette proposition intervient alors que Donald Trump et Bill Clinton ont tous deux reconnu avoir entretenu des liens avec Jeffrey Epstein par le passé. Les deux anciens présidents affirment cependant avoir rompu toute relation avec le milliardaire bien avant sa mort en prison à New York en 2019, et soutiennent n'avoir jamais eu connaissance de ses crimes sexuels.
Le contexte plus large de l'affaire Epstein
La même commission parlementaire a convoqué Bill Clinton et son épouse Hillary, ancienne secrétaire d'État, pour des auditions séparées prévues à la fin du mois. Ces convocations concernent spécifiquement les liens qu'a entretenus Bill Clinton avec Jeffrey Epstein.
Les époux Clinton ont exigé que ces auditions soient publiques, exprimant leur volonté d'éviter toute instrumentalisation politique de leurs propos par les républicains. Cette demande souligne la dimension hautement politisée des investigations entourant l'affaire Epstein.
L'affaire Epstein continue d'avoir des répercussions internationales, avec des réactions de diverses personnalités politiques et membres de familles royales à travers le monde. Les révélations concernant le réseau du milliardaire alimentent également de nombreuses théories du complot et discussions médiatiques.