Dans un entretien au Monde, l'avocate pénaliste Laure Heinich établit un parallèle inattendu entre la préparation d'un procès et celle d'un match de tennis. Selon elle, les deux activités exigent une rigueur similaire, une anticipation des coups adverses et une gestion maîtrisée du stress.
Une analogie sportive pour le droit
Laure Heinich, figure du barreau pénal, explique que la préparation d'une affaire judiciaire s'apparente à l'entraînement d'un sportif de haut niveau. "Quand on prépare les gens pour un procès, c'est pareil que pour un match de tennis", affirme-t-elle. Elle souligne l'importance de la répétition des gestes, de l'étude de l'adversaire et de la capacité à rebondir après un échec.
Stratégie et adaptation
L'avocate insiste sur la nécessité d'élaborer une stratégie solide tout en restant flexible. "Au tennis, vous avez un plan de jeu, mais vous devez vous adapter à chaque point. Au procès, c'est la même chose : vous préparez vos arguments, mais vous devez réagir aux imprévus", détaille-t-elle. Cette approche permet de garder le contrôle face à l'incertitude judiciaire.
- Anticipation des arguments de la partie adverse
- Gestion du temps et des émotions
- Travail sur la confiance en soi du client
Gestion du stress
Heinich compare également la pression d'une audience à celle d'un match décisif. "Le stress est le même. Il faut apprendre à le canaliser pour qu'il devienne une force", dit-elle. Elle recommande des techniques de respiration et de visualisation, empruntées au sport, pour aider ses clients à rester concentrés.
Cette vision originale du métier d'avocat montre comment des compétences transversales peuvent enrichir la pratique du droit. Laure Heinich, qui a elle-même pratiqué le tennis en compétition, applique ces principes au quotidien dans sa défense de clients.



