L'IGPN enquête sur des accusations de violences et viol au commissariat de Sarcelles
IGPN enquête sur violences et viol au commissariat de Sarcelles

L'Inspection générale de la police nationale saisie après des accusations graves à Sarcelles

L'Inspection générale de la police nationale, communément appelée la « police des polices », a été officiellement saisie d'une enquête concernant trois policiers en poste au commissariat de Sarcelles, dans le Val-d'Oise. Cette saisine fait suite à des accusations formulées par un homme ayant déclaré avoir subi des violences et un viol au cours de sa garde à vue. Le parquet de Pontoise a confirmé ces informations lundi, corroborant ainsi un article initialement publié par le journal Le Parisien.

Des faits dénoncés lors d'une garde à vue pour détention de stupéfiants

Les événements incriminés se seraient produits vendredi dernier, pendant la garde à vue d'un individu interpellé pour détention de stupéfiants. Selon les révélations du Parisien, l'homme, qui est connu des services de police, affirme avoir été frappé alors qu'il se trouvait menotté à un banc. Il rapporte ensuite avoir été conduit dans les toilettes du commissariat, où, à l'abri des caméras de surveillance, les policiers lui auraient introduit une matraque télescopique dans l'anus.

Ouverture d'une enquête pour violences et viol par abus d'autorité

Le parquet de Pontoise a précisé qu'une enquête judiciaire a été ouverte pour plusieurs chefs d'accusation. Il s'agit notamment de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, commises en réunion et par des personnes dépositaires de l'autorité publique. L'enquête vise également le chef de viol par une personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions. Ces qualifications soulignent la gravité des faits allégués et le cadre spécifique de leur commission.

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Les versions divergentes des parties impliquées

Les trois policiers mis en cause n'ont pas été placés en garde à vue dans l'immédiat. Ils doivent être entendus mardi par les enquêteurs de l'IGPN, selon une source proche du dossier. De leur côté, les agents de police ont présenté une version différente des événements. Ils affirment que le gardé à vue se serait montré extrêmement injurieux et violent. Une altercation aurait éclaté après que ce dernier se serait enfermé dans les toilettes, refusant d'en sortir, comme rapporté par Le Parisien.

Classement sans suite pour l'infraction initiale et remise en liberté

L'homme ayant porté plainte a depuis été remis en liberté. Par ailleurs, les faits de détention de stupéfiants qui lui étaient initialement reprochés ont fait l'objet d'un classement sans suite. Cette décision intervient indépendamment de l'enquête en cours concernant les violences et le viol allégués, qui reste active sous la direction de l'IGPN et du parquet.

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