Gaza : le photojournaliste Saher Alghorra raconte l'horreur de la guerre
Gaza : Saher Alghorra témoigne de l'horreur de la guerre

Le photojournaliste palestinien Saher Alghorra, lauréat du Visa d'or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lors du festival Visa pour l'image à Perpignan, livre un témoignage poignant depuis Gaza. Il décrit l'horreur quotidienne de la guerre, les difficultés à couvrir le conflit et la peur constante de mourir.

Un prix au lourd symbole

Pour Saher Alghorra, ce prix revêt une importance capitale. Il souligne le non-respect du droit international humanitaire à Gaza et offre une reconnaissance internationale à un photographe freelance qui n'a jamais quitté la bande de Gaza. "C'est un geste fort de la part du jury", confie-t-il.

Un message pour le monde

Exposer à Visa pour l'image est un immense honneur pour lui. Il espère que ses clichés, montrant la détresse des civils, toucheront un large public et la communauté du photojournalisme réunie à Perpignan. "Nous travaillons dans des conditions hors du commun", rappelle-t-il.

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Des conditions de travail extrêmes

Les journalistes et photographes à Gaza opèrent depuis des tentes, subissant chaleur, froid, pannes Internet et difficultés d'accès aux événements. "La peur des bombardements est quotidienne, nous sommes des cibles", déplore Alghorra. Cinq journalistes ont récemment été tués par des frappes israéliennes, dont des collègues avec qui il partageait le quotidien.

La famine aggrave la situation

"La famine a atteint son paroxysme", témoigne-t-il. Malgré la faiblesse physique, il n'a jamais cessé ses reportages. "Notre profession a de la noblesse, nous devons témoigner", insiste-t-il.

La peur et le devoir

"La peur de mourir ne nous lâche jamais", avoue Alghorra. Mais le sens des responsabilités l'emporte. Il documente tout : bombardements, déplacements, camps, victimes, hôpitaux, famine. Parfois, les scènes sont si bouleversantes qu'il doit poser son appareil, mais il poursuit.

L'absence de journalistes internationaux

Selon lui, peu de journalistes étrangers sont présents car l'armée cible la presse, l'accès est refusé, et les agences ont évacué leurs équipes avant la fermeture du point de Rafah en mars 2024.

Le festival Visa pour l'image

La 37e édition du festival présente l'exposition "Sans issue" de Saher Alghorra, ainsi que celles de Fatma Hassona, Alfredo Bosco, et d'autres. Des projections et conférences complètent l'événement, du 30 août au 14 septembre à Perpignan.

Le soutien de la population

Les habitants de Gaza encouragent les journalistes, conscients des dangers. Alghorra puise sa force dans sa passion, la certitude de l'importance de son travail et l'espoir de jours meilleurs.

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