Ganito renvoyé en procès pour le home-jacking de Donnarumma à Paris
Ilyas Kherbouch, plus connu sous le pseudonyme de « Ganito », est à nouveau au cœur de l'actualité judiciaire. Le parquet de Paris a officiellement demandé son renvoi en procès, ainsi que celui de quatre autres individus, pour leur implication présumée dans le home-jacking perpétré contre l'ancien gardien de but du Paris Saint-Germain, Gianluigi Donnarumma. Cette information, révélée mardi par une source judiciaire, confirme les détails publiés par le journal Le Parisien.
Un cambriolage violent dans le VIIIe arrondissement
L'international italien et sa compagne ont été victimes d'une agression particulièrement brutale dans la nuit du 20 au 21 juillet 2023, à leur domicile parisien situé sur l'avenue Montaigne, dans le prestigieux VIIIe arrondissement. Les malfaiteurs ont séquestré et violenté le couple, partant avec un important butin comprenant de l'argent, des montres de luxe, des sacs haut de gamme, un téléphone et des clés de voiture.
Le footballeur a été frappé au visage et ligoté, tandis que sa compagne, qui était enceinte au moment des faits, a subi le même sort, attachée avec des câbles. Cet épisode traumatisant a marqué les esprits par sa violence et son caractère organisé.
Ganito, un commanditaire depuis sa cellule
Âgé de 21 ans, Ganito est considéré par l'accusation comme l'un des principaux commanditaires de ce home-jacking, et ce, malgré son statut de détenu. Il avait déjà défrayé la chronique en mars dernier en s'évadant pendant près de deux semaines de la prison de Villepinte, en Seine-Saint-Denis, démontrant ainsi son audace et son influence persistante même derrière les barreaux.
Le parquet requiert qu'il soit jugé devant un tribunal correctionnel pour association de malfaiteurs, une accusation partagée avec un autre homme présenté comme commanditaire, Khyan M., également âgé de 21 ans. Cette demande souligne la gravité des faits et la volonté des autorités judiciaires de poursuivre les responsables présumés jusqu'au bout.
Trois autres suspects et un décès en détention
Trois autres hommes sont visés par le parquet dans cette affaire. Selon l'accusation, ils auraient participé directement au home-jacking en tant qu'auteurs ou guetteurs sur les lieux. Deux d'entre eux, en raison de leur jeune âge au moment des événements, relèvent du tribunal pour enfants, ce qui ajoute une dimension particulière à ce dossier complexe.
Un sixième individu, impliqué dans l'enquête, a été retrouvé mort dans sa cellule à la prison de Fresnes au cours de l'instruction, un événement tragique qui a encore assombri cette affaire. Les avocats des autres parties concernées n'ont pas souhaité communiquer immédiatement ou n'ont pas donné suite aux sollicitations, laissant planer un silence prudent autour de ce procès à venir.
Cette affaire met en lumière les défis persistants de la criminalité organisée à Paris et les risques encourus par les personnalités publiques, même dans des quartiers réputés sûrs. Le procès, s'il est confirmé, promet d'être suivi de près par les médias et le public, tant pour les faits eux-mêmes que pour les implications judiciaires et sociales qu'ils soulèvent.



