L'ancien argentier de Monaco lève le voile sur les secrets du palais princier
Dans un entretien exclusif, Claude Palmero, l'ex-gestionnaire de la fortune du prince Albert II de Monaco, brise un silence de deux ans et demi pour révéler les vérités cachées du Rocher. Son livre, préparé dans le plus grand secret pour éviter toute censure judiciaire, promet de relancer les scandales entourant la principauté.
Un témoignage explosif sur les coulisses du pouvoir
Claude Palmero, âgé de 69 ans, a servi comme administrateur des biens princiers pendant vingt-deux années, d'abord sous le règne de Rainier III puis sous celui d'Albert II. Souvent décrit comme l'homme des « affaires réservées » et comparé à un « consigliere » de l'ombre, il livre aujourd'hui un récit sans concession dans son ouvrage « Monaco Interdit. Main basse sur la Principauté ».
L'ancien expert-comptable, qui se décrit lui-même comme « terne et austère », affirme que le prince Albert II souhaitait initialement combattre la corruption au sein de la principauté. « Au début, le prince souhaitait combattre la corruption. Jusqu'au moment où... », révèle-t-il, laissant entendre un revirement significatif dans la gouvernance monégasque.
Une éviction brutale et des accusations réciproques
L'éviction de Claude Palmero du palais princier en juin 2023 a été particulièrement brutale, selon ses propres termes. Le prince Albert II lui avait reproché d'avoir outrepassé son rôle et d'avoir mené une gestion opaque des finances princières. En réponse, l'ancien argentier égratigne sévèrement le souverain dans son livre, levant un coin du voile sur les intrigues politiques et financières qui agitent le Rocher.
La publication de cet ouvrage, aux éditions Nouveau Monde, risque de relancer ce que les médias ont surnommé le « Monacogate », une affaire complexe mêlant soupçons d'espionnage et multiples procédures judiciaires. Les révélations de Palmero pourraient avoir des conséquences significatives sur la perception internationale de la principauté et sur sa stabilité politique interne.
Les implications pour l'avenir de Monaco
Les déclarations de l'ancien gestionnaire de la fortune princière interviennent à un moment crucial pour Monaco, alors que la principauté cherche à maintenir son image de stabilité et de transparence financière. Les éléments divulgués par Palmero pourraient remettre en question certains aspects de la gouvernance monégasque et alimenter les débats sur :
- La lutte contre la corruption au sein des institutions princières
- La transparence des finances de la famille régnante
- Les relations de pouvoir entre le prince et ses conseillers
- L'impact des affaires judiciaires sur la réputation internationale de Monaco
Le témoignage de Claude Palmero représente donc un document historique important pour comprendre les mécanismes du pouvoir à Monaco, tout en posant des questions fondamentales sur l'évolution de la principauté au XXIe siècle. Sa décision de rompre le silence après plus de deux décennies de service discret marque un tournant dans la relation entre le palais princier et ceux qui en gèrent les affaires les plus sensibles.