Un homme de 29 ans a comparu ce lundi 11 août devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour une série de délits commis lors d'une course-poursuite dans la nuit du 18 juin à Bagnols-sur-Cèze. Il a reconnu avoir agi par peur de retourner en détention.
Une course folle et de multiples infractions
Dans la nuit du 18 juin, le prévenu a refusé d'obtempérer en fonçant en direction des policiers, puis a commis plusieurs délits : défaut d'assurance, conduite sans permis, conduite en sens interdit et usurpation d'identité. Il a finalement été interpellé après une brève cavale.
Lors de son audience, l'homme a déclaré : « Avec le recul, je reconnais que j'aurais pu mettre des gens en danger. Je regrette. » Il a expliqué avoir agi par crainte de retourner en prison, mais a admis que cela n'a servi à rien puisqu'il est désormais incarcéré.
Un casier judiciaire chargé
Le prévenu cumule seize condamnations sur son casier judiciaire, notamment pour rébellion, violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, violences avec arme, vol et usage de stupéfiants. Il a évoqué une jeunesse difficile, marquée par l'alcoolisme et de mauvaises fréquentations en détention. Il affirme désormais être sobre.
La décision du tribunal
Le procureur avait requis un an de prison ferme, plus trois mois pour l'usurpation d'identité. L'avocat de la défense, Me Stéphane Aubert, a plaidé pour un sursis, soulignant que son client pouvait être hébergé chez son père en Bretagne. Il a également demandé la relaxe pour le défaut d'assurance, la voiture appartenant à sa compagne.
Le tribunal a finalement condamné le prévenu à douze mois de prison, une peine aménageable sous bracelet électronique. Il lui est également interdit de paraître dans le Gard pendant trois ans et il devra payer une amende de 450 euros.



