Les avocats de Mont-de-Marsan durcissent leur mouvement contre la réforme de la justice criminelle
Dans un mouvement de contestation qui s'inscrit dans la durée, les avocats du barreau de Mont-de-Marsan ont réaffirmé leur opposition ferme au projet de loi Sure. Réunis en assemblée générale ce lundi 20 avril 2026, ils ont décidé de poursuivre leur grève des audiences de plaider-coupable, exprimant ainsi leur profonde désapprobation face à cette réforme controversée.
Une grève maintenue jusqu'à nouvel ordre
Les avocats Montois ont voté le maintien de la grève des CRPC, c'est-à-dire des comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité, communément appelées procédures de plaider-coupable. Cette décision, prise à l'unanimité, s'applique hors des cas de déferrement et restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre. Leur communiqué officiel précise qu'ils entendent ainsi poursuivre leur mouvement de contestation du projet de loi relatif à la justice criminelle et au respect des victimes.
Un combat pour les libertés fondamentales
Le bâtonnier de Mont-de-Marsan, Brieuc Del Alamo, avait déjà exposé les raisons profondes de cette mobilisation. Il s'agit de porter un combat pour les libertés et droits fondamentaux, l'État de droit et la faculté pour un accusé de faire valoir ses droits, et pour un plaignant d'être entendu au terme d'un débat public et contradictoire, expliquait-il. Les avocats estiment que la procédure de plaider-coupable, telle que prévue dans le projet de loi, pourrait porter atteinte à ces principes essentiels.
Les implications du projet de loi Sure
Le projet de loi en question vise à instaurer une procédure de plaider-coupable spécifiquement pour les affaires criminelles, une mesure qui suscite de vives inquiétudes parmi les professionnels du droit. Les avocats de Mont-de-Marsan, plus que jamais motivés, considèrent que cette réforme pourrait compromettre :
- Le droit à un procès équitable
- La garantie d'un débat contradictoire public
- La protection des droits de la défense
- La qualité de la justice rendue aux victimes
Leur mouvement de grève, qui s'inscrit dans un contexte national de débats sur les réformes judiciaires, témoigne d'une mobilisation déterminée pour défendre les fondements mêmes de l'État de droit. Les avocats Montois restent vent debout contre ce qu'ils perçoivent comme une menace pour les équilibres essentiels de la justice pénale française.



