Affaire libyenne : nouvelle réquisition en appel contre Sarkozy
Affaire libyenne : réquisition en appel contre Sarkozy

Affaire libyenne : le parquet général requiert une nouvelle condamnation de Nicolas Sarkozy en appel

Ce lundi 11 mai 2026, le parquet général de la cour d'appel de Paris a requis une nouvelle condamnation de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs dans le cadre de l'affaire libyenne. L'ancien président de la République est soupçonné d'avoir participé à un pacte de corruption avec le régime de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne présidentielle de 2007.

Des réquisitions sans surprise

Les magistrats du parquet général ont estimé que les éléments rassemblés par l'accusation étaient suffisants pour confirmer la culpabilité de Nicolas Sarkozy. Ils ont souligné l'existence d'un "système de financement occulte" mis en place avec la complicité de plusieurs intermédiaires, dont certains ont déjà été condamnés en première instance.

L'avocat général a notamment insisté sur les transferts d'argent suspects en provenance de Libye, documentés par des témoignages et des relevés bancaires. Selon lui, Nicolas Sarkozy aurait sciemment participé à cette association de malfaiteurs en vue d'obtenir un financement illégal pour sa campagne électorale.

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La défense de Nicolas Sarkozy

Les avocats de l'ancien chef de l'État ont vivement contesté ces réquisitions, dénonçant une "accusation infondée" et un "acharnement judiciaire". Ils ont plaidé l'absence de preuves directes et rappelé que Nicolas Sarkozy avait toujours nié les faits. La défense a également critiqué la fiabilité des témoins à charge, dont certains ont été mis en cause pour des déclarations contradictoires.

Nicolas Sarkozy, qui n'était pas présent à l'audience, a fait savoir par un communiqué qu'il restait "serein et confiant dans la justice". Ses proches dénoncent une instrumentalisation politique de l'affaire.

Un procès sous haute tension

Ce procès en appel intervient après la condamnation en première instance, en mars 2025, de Nicolas Sarkozy à trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d'influence. L'ancien président avait fait appel de cette décision, ce qui a conduit à la tenue de ce nouveau procès.

L'affaire libyenne est l'une des plus retentissantes de la vie politique française. Elle implique des soupçons de financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 par le régime de Mouammar Kadhafi, via des intermédiaires comme Ziad Takieddine. Plusieurs personnalités politiques et hommes d'affaires sont également mis en cause.

Les prochaines étapes

La cour d'appel rendra son délibéré dans les semaines à venir. Si la condamnation est confirmée, Nicolas Sarkozy pourrait être contraint de purger une peine de prison ferme, ce qui constituerait un événement sans précédent pour un ancien président de la République française. En attendant, ses avocats préparent déjà un éventuel pourvoi en cassation.

L'opinion publique reste divisée sur cette affaire, entre ceux qui réclament une justice exemplaire et ceux qui dénoncent un procès politique. Quoi qu'il en soit, cette nouvelle étape judiciaire marque un tournant dans l'histoire politique française.

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