Au procès en appel de l'affaire libyenne, le parquet requiert des sanctions à la hauteur de la gravité des faits
Ce mercredi 13 mai 2026, la cour d'appel de Paris a entendu les réquisitions du parquet dans le cadre du procès en appel de l'affaire libyenne. Ce dossier, qui secoue la classe politique française depuis plusieurs années, concerne des soupçons de financement occulte de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par le régime de Mouammar Kadhafi.
Le parquet a requis des peines sévères à l'encontre des principaux prévenus, estimant que les faits étaient d'une gravité exceptionnelle. « Ces actes portent atteinte aux fondements mêmes de notre démocratie », a déclaré le procureur général lors de son réquisitoire. Il a notamment demandé des peines d'emprisonnement ferme, des amendes substantielles et des interdictions de droits civiques pour plusieurs des accusés.
Des réquisitions fermes
Parmi les personnes visées par les réquisitions figurent d'anciens ministres, des intermédiaires et des hommes d'affaires. Le parquet a souligné le rôle central de certains prévenus dans la mise en place d'un système de corruption à grande échelle. « Il s'agit d'un réseau organisé qui a fonctionné pendant plusieurs années, avec la complicité de hauts responsables libyens », a précisé le procureur.
Les avocats de la défense ont immédiatement réagi en dénonçant des réquisitions « disproportionnées » et « politiques ». Ils ont plaidé l'absence de preuves tangibles et demandé la relaxe de leurs clients. « Ce procès est un simulacre, une tentative de faire payer des hommes politiques pour des actes qui n'ont jamais été commis », a déclaré l'un des avocats.
Un procès sous haute tension
L'audience s'est déroulée dans une ambiance tendue, avec une forte présence médiatique et des mesures de sécurité renforcées. Les débats ont été marqués par des échanges vifs entre les parties. Le verdict est attendu dans les prochaines semaines.
Cette affaire, qui a déjà donné lieu à une condamnation en première instance, est considérée comme l'un des plus grands scandales politico-financiers de la Ve République. Les enjeux sont considérables, tant pour les prévenus que pour la crédibilité de la justice française.



