Affaire de favoritisme au CHU de Nîmes : perquisitions à Alès
Affaire favoritisme CHU Nîmes : perquisitions à Alès

Des perquisitions ont été menées dans des établissements d'Alès dans le cadre de l'enquête sur des marchés publics attribués par le CHU de Nîmes. Les investigations se poursuivent.

Perquisitions chez des entreprises de BTP

Mardi 7 octobre, tôt le matin, les policiers de la brigade financière de la Direction territoriale de police judiciaire (DTPJ) ont perquisitionné le domicile et les sièges sociaux de plusieurs entreprises de BTP autour d'Alès. Ces opérations visent à éclaircir les conditions d'attribution de marchés de travaux passés par le CHU de Nîmes.

Une enquête tentaculaire

Ces nouveaux développements s'inscrivent dans une enquête plus large pour corruption et favoritisme. L'ancien directeur de l'hôpital de Nîmes a déjà été condamné à 30 000 euros d'amende, mais le parquet a interjeté appel. Un nouveau procès est attendu en 2026.

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L'affaire a débuté après un rapport du Service de la concurrence, consommation et répression des fraudes (CCRF) de la direction départementale de la protection des populations (DDPP), qui a signalé des anomalies au parquet de Nîmes.

Des liens entre cadres hospitaliers et chefs d'entreprise

Les enquêteurs effectuent des vérifications approfondies. À Alès, la saisie d'ordinateurs, de disques durs et de documents comptables a provoqué des remous dans le milieu économique local. Le maire Christophe Rivenq et le maire honoraire Max Roustan ont été informés de l'intervention, mais aucun membre de la mairie n'a été interrogé pour l'instant.

Selon une source proche de l'enquête, des rapprochements ont été faits entre des chefs d'entreprise et des responsables du CHU de Nîmes, notamment via leur appartenance à une association philosophique basée près d'Alès. En interne, certains membres de cette association dénoncent une possible dérive affairiste.

Actuellement, deux des trois cadres de l'hôpital mis en cause ont été mutés du CHU de Nîmes mais occupent toujours des postes importants dans des hôpitaux de départements voisins. L'un d'eux pourrait même être nommé à Alès. Le troisième cadre reste en poste dans un service stratégique du CHU de Nîmes.

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