Une coalition de 150 associations a adressé une lettre ouverte aux responsables politiques, exigeant un engagement ferme en faveur des droits des femmes. Parmi les destinataires figure le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, accusé de ne pas prendre suffisamment au sérieux les violences faites aux femmes.
Une mobilisation sans précédent
Ce collectif, qui rassemble des organisations féministes, des syndicats et des associations de défense des droits humains, demande des comptes sur les promesses non tenues. « Nous ne pouvons plus accepter les paroles sans actes », déclare la porte-parole de la coalition. Les associations pointent du doigt le manque de moyens alloués à la protection des victimes et la lenteur des réformes.
Les principales revendications
- Augmentation significative du budget dédié à la lutte contre les violences conjugales.
- Formation obligatoire des forces de l'ordre à l'accueil des victimes.
- Création de places d'hébergement d'urgence supplémentaires.
- Application stricte des ordonnances de protection.
La coalition insiste sur l'urgence d'agir, alors que les chiffres des féminicides restent alarmants. « Chaque jour, des femmes meurent sous les coups de leur compagnon. Il est temps que les politiques prennent leurs responsabilités », ajoute la porte-parole.
La réponse attendue de Darmanin
Gérald Darmanin, souvent critiqué pour ses positions sur les questions de genre, est particulièrement visé. Les associations lui reprochent de ne pas avoir tenu ses engagements pris lors du Grenelle des violences conjugales. « Nous exigeons un plan d'action concret et chiffré », affirment-elles.
Cette initiative intervient alors que le gouvernement prépare une nouvelle loi sur l'égalité entre les femmes et les hommes. Les associations espèrent que cette pression citoyenne forcera les décideurs à passer des discours aux actes. « Nous serons vigilantes et nous continuerons à nous mobiliser jusqu'à obtenir des résultats tangibles », conclut la coalition.



